Test ligamentaire et test tissulaire ? Quelles différences ?
Un test tissulaire est un geste précis et à l’inverse lent, en écoute, qui mesure la qualité tissulaire et plus précisément son élasticité d’une part, et le retour à sa normale d’autre part.
La densité d’un tissu est une grandeur sans dimension et sa valeur s'exprime sans unité de mesure, mais par la sensibilité ressentie par le praticien lors des tests. Son augmentation modifie sa texture en lui faisant perdre de l’élasticité et inversement. Selon Pierre TRICOT (Ostéopathe D.O.), la densité est l’accumulation dans une zone d’espace d’une certaine quantité d’énergie. Un tissu dont la densité augmente accumule donc de l’énergie et la retient, ce qui introduit le fait qu’il diminue ses échanges
avec les tissus environnants. De manière conjointe, un tissu dense est la plus part du temps la résultant d’un stress, générateur de spasme conjonctif, d’angiospasme et ainsi d’une diminution des échanges locaux. Le tissu, avec le temps, s’épaissira, s’étiolera de ses qualités mécaniques et proprioceptives et
créera dans certains cas de vrais adhésions ou fibroses.
Il y a donc deux manières d’aborder localement les tests cliniques d’une articulation douloureuse, la (dys) continuité ligamentaire et la qualité tissulaire. Ainsi, une articulation sans atteinte ligamentaire peut apparaître « verrouillée » par diminution de l’élasticité tissulaire et par augmentation de sa densité et de sa diminution des échanges trophiques locaux.