F.SHCARHAG-ROSENBERG, T.MEYER & Coll (2010) : «Effects of one year aerobic endurance training on resting metabolic rate and exercise fat oxidation in previously untrained men and women. Metabolic endurance training adaptations. Int.J.Sports Med. 31 : 498-504.
L’intérêt de cette étude a été d’assurer le suivi sur un an des effets d’une remise en activité, selon des procédures assez proches de ce qu’on recommande. Les sujets en question (30 à 50 ans), absence de maladie, BMI< 30, moins d’une session de sport par semaine sur els 6 derniers mois, étaient peu entraînés (Hommes, VO2 Max moyenne < 50 ml/mn.kg, Femmes < 45).
On leur a demandé d’effectuer trois sessions hebdomadaires de marche ou course à une intensité moyenne correspondant à 60% de la fréquence cardiaque de réserve (soit 62 +/- 9% de VO2 Max et 77 +/- 3% de la FC maximale). Ils devaient effectuer 45 mn à chaque fois. `
Certaines données physiologiques étaient mesurées à 6 et 12 mois. Il s’agissait notamment de la contribution de lipides au métabolisme de repos, et au niveau maximal de combustion des lipides à l’effort. L’étude a montré que le programme n’avait eu aucun impact sur le métabolisme de repos, auquel les lipides contribuaient à hauteur de 44% (J0), 50% J + 10 et 48% (J + 360). Par contre, le débit maximal d’oxydation des lipides à l’effort (en g/mn.kg de tissu), et le niveau d’intensité y correspondant étaient significativement augmentés au bout d’un an de réentraînement. Sans perdre de poids (ce qui aurait nécessité un programme alimentaire approprié), les sujets avaient néanmoins tous perdu de la masse grasse et gagné de la masse maigre.
Ces observations, dotées d’un recul suffisant, vont dans le sens de nos recommandations de remise en mouvement, et y donnent un support physiologique qui constitue une bonne base de travail pour tous les spécialistes de la remise en mouvement de notre réseau.