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Effet du Yoga, de la musculation et du conseil dans les douleurs rachidiennes : essai contrôlé randomisé



Introduction



La prévalence générale de la lombalgie est estimée à 70-80% et 30-40% pour la cervicalgie [1, 2]. Parmi la population active, la lombalgie non spécifique (LBP) et la cervicalgie sont une des raisons les plus fréquentes pour : l'absentéisme de maladie (SA) [3] et le présentéisme de maladie (SP). Le présentéisme est défini comme le fait d’aller travailler malgré la maladie [4]. Ils sont associés à des coûts considérables pour les individus, les employeurs et la société [5].
Le yoga a démontré des effets prometteurs sur la réduction des lombalgies [6,7], sur la cervicalgie [10] et sur l'amélioration de l'incapacité [8, 9]. On connaît moins l'effet du yoga sur SA, SP ou le retour au travail. Cependant, les interventions qui incluent l'activité physique et psychologique ont montré un impact positif sur SA [13,14]. Comme le yoga contient ces deux composants, il est probable d’obtenir un effet sur SA et SP. Il y a un manque d’études sur le yoga et la comparaison avec des interventions comme la musculation qui est utilisée avec des effets positifs sur les douleurs lombaires chroniques (CLBP) [17]. Cependant la musculation, contrairement au yoga, ne concerne que l'activité physique, l'ajout d'activités psychologiques, comme dans le yoga, pourrait s'avérer plus efficace et doit être exploré. Les effets hypothétiques du yoga portent sur : les émotions, le sommeil et les processus cognitifs [19]. Son efficacité porterait sur la réduction de la douleur et de la dépression [20].
L'objectif est d'évaluer les effets d'une intervention précoce du yoga par rapport à la musculation ou aux conseils, sur l'absentéisme/présentéisme de la maladie dans une population active souffrant de lombalgie ou de cervicalgie.
 

Méthodes



L'étude était un essai contrôlé randomisé utilisant trois groupes suivis sur quatre périodes d'évaluation (pré-intervention, suivi de 6 semaines, 6 mois et 12 mois). Les trois groupes étaient le kundalini yoga, le renforcement musculaire et un groupe de conseil seulement.
Le recrutement et le suivi des participants ont été effectués entre avril 2010 et juin 2012. Les critères d'inclusion étaient la présence de LBP non invalidante et non spécifique, avec ou sans cervicalgie, et un score de ≥ 90 points sur le questionnaire de dépistage de la douleur musculo-squelettique d'Örebro (OMPSQ) [25]. Les critères d'exclusion étaient la pathologie de la colonne vertébrale (tumeurs ou fractures de la colonne vertébrale), les comorbidités pouvant affecter la capacité de participer pleinement à l'étude (handicap physique, psychose) ou une grossesse vérifiée.
La procédure de dépistage a été divisée en quatre étapes : (1) L'envoi du questionnaire OMPSQ [25], (2) ceux qui ont marqué ≥ 90 ans sur l'OMPSQ ont été invitées à subir un examen physique, (3) L'examen a été effectué par un spécialiste orthopédique, (4) exclusion de certaines personnes et randomisation dans l'un des trois groupes.

Groupe de contrôle (CG)
Les participants ont reçu une brochure contenant des conseils fondés sur des données probantes qui encouragent les stratégies d'auto-soins, l'information sur les médicaments, et les stratégies de prise en charge de la douleur. Les participants ont également reçu une recommandation verbale pour rester actif par un spécialiste. Cette forme de conseil succinct a montré des effets positifs sur les congés de maladie chez les personnes atteintes de CLBP [27, 28] et pour les douleurs dorsales non spécifiques [29].

Kundalini yoga
La position de départ peut être assise, couchée ou debout, et les mouvements sont généralement plus lents que dans les formes traditionnelles de yoga. Le kundalini yoga implique non seulement une composante d'activité physique, mais aussi une composante psychologique, c'est-à-dire un entrainement à la méditation (axée sur les pensées, la respiration, les postures, etc), ce qui est également susceptible d'affecter la douleur et l'incapacité perçue [30]. L'intervention adaptée a duré six semaines avec une durée d'environ 60 min, deux fois par semaine par un instructeur confirmé. Deux programmes alternés de yoga ont été utilisés : cinq postures de yoga et neuf postures avec chaque posture qui a été effectuée pendant entre 1 et 3 minutes. Deux sortes de techniques de respiration ont été utilisées : respiration profonde longue et respiration de feu. Le programme comprenait également quelques minutes de relaxation appliquées après la pratique du yoga.

La musculation
La période d'intervention a été de six semaines avec cinq séances (60 min) d’entrainement. Les participants ont reçu un programme de musculation, supervisé par des physiothérapeutes, personnalisé individuellement, avec une pratique à domicile. La pratique à domicile a été guidée par un programme et un appel téléphonique de suivi du physiothérapeute huit semaines après la période d'intervention. Le programme a porté sur : un renforcement musculaire, un travail de l’endurance, la stabilisation des muscles du tronc et la prise de conscience du corps. Chaque exercice a été répété 18 à 24 fois avec 30 s de repos entre deux, en deux séries. La résistance et l'intensité ont été modifiés en fonction de la capacité de chaque participant et ont progressivement augmenté au cours de l'intervention, en commençant par une faible intensité.

Mesures
Les données ont été recueillies à l'aide de questionnaires validés sur Internet, et des messages type SMS [31]. Les personnes impliquées dans les interventions n'étaient pas impliquées dans la collecte de données. L’absence de maladie (SA) a été mesurée à l'aide de la question suivante : « Combien de jours au cours des quatre dernières semaines avez-vous été absent du travail en raison d'une maladie ? Les messages SMS ont été administrés mensuellement pendant 12 mois. Le présentéisme de maladie (SP) a été mesuré au moyen de la question suivante : « Pendant les 6 derniers mois, avez-vous travaillé, même si vous auriez dû prendre un congé de maladie en raison de votre état de santé ? [33]. Le format de réponse était 1) Non, jamais, 2) Oui, une fois, 3) Oui, 2 à 5 fois, 4) Oui,> 5 fois. Cet élément a été largement utilisé dans des recherches antérieures [4, 33]. L'intensité et l'incapacité de la douleur rachidienne ont été mesurés à la ligne de base et au suivi de 6 mois, par l'échelle chronique de la douleur (CPGS), un instrument validé et établi de 7 éléments [34].
 

Résultats



Au final 159 personnes ont donné leur consentement écrit pour participer et ont été randomisés pour les trois groupes : yoga (52), musculation (52) ; CG (55). Sur les 159 participants qui ont été affectés aux trois groupes, 119 (74,8%) ont répondu aux questionnaires à toutes les trois occasions (yoga 46 ; renforcement 36 ; CG 37). La proportion de participants qui a adhéré aux recommandations (exercées au moins 2 fois par semaine) pendant le suivi de 6 mois a été : 54% (yoga), 34% (renforcement) et 42% (CG). Aucune différence statistiquement significative entre les interventions n'a été trouvée pour SA ou SP. Un risque non significatif plus faible de SA a été révélé pour le yoga par rapport à renforcement. Les résultats correspondants pour SP étaient : yoga versus CG, renforcement versus CG. Un risque non significatif plus élevé de SP a été révélé pour l'entraînement de yoga versus force.
Une différence significative dans la réduction de l'incapacité de la cervicalgie a été observée pour le yoga et le renforcement par rapport au CG. Mais aussi, une réduction significative de l'intensité de la lombalgie pour le renforcement par rapport au CG. Aucun autre résultat statistiquement significatif n'a été observé (Table 3 ci-dessous).
Effet du Yoga, de la musculation et du conseil dans les douleurs rachidiennes : essai contrôlé randomisé

Les analyses initiales ont révélé des effets d'interaction significative (table 4) entre le résultat primaire SA, le nombre de fois par semaine et le groupe d'intervention (yoga p = 0,015; renforcement p = 0,018). Une analyse secondaire a donc été effectuée dans laquelle le terme d'interaction a été introduit (sur les adhérents et les non adhérents).
Effet du Yoga, de la musculation et du conseil dans les douleurs rachidiennes : essai contrôlé randomisé

Des différences significatives entre les groupes d'intervention et le CG ont été observées dans le groupe des adhérents aux recommandations. Pour le résultat primaire, le risque de SA pendant le suivi a été réduit de plus de 50% pour le yoga et 40% pour le renforcement par rapport au CG. Aucune différence significative dans les SA n'a été constatée lorsque le yoga a été comparé au renforcement (table 5).
Effet du Yoga, de la musculation et du conseil dans les douleurs rachidiennes : essai contrôlé randomisé

Discussion



Le but de l'étude était d'évaluer les effets d’interventions chez une population active souffrant de LBP avec ou sans douleur cervicale. Les interventions à l'étude étaient le kundalini yoga, la musculation et les conseils fondés sur des données probantes. Nous n'avons pas observé de réduction du yoga ou de la musculation sur la SA à 12 mois par rapport au groupe contrôle (conseils). Des effets significatifs ont été observés pour le yoga sur l'incapacité en cervicales, et pour la musculation sur l'intensité de la douleur et l'incapacité de la cervicalgie par rapport au CG. Lorsque l'échantillon a été divisé en adhérents et non adhérents, le risque significatif de SA à diminuer pour le yoga et la musculation par rapport au CG. Une explication possible de la tendance à l'amélioration chez les adhérents est qu'une posologie accrue de l'intervention pourrait entraîner un effet positif.
L'adhésion et ses effets sont des questions importantes à aborder dans les prochaines recherches. En conséquence, d'autres études doivent évaluer les méthodes pour accroître l'adhérence à l'exercice car peu d'études sur le yoga ont inclus l'adhésion [41]. L'adhésion à l'exercice est facilitée par : des appels téléphoniques réguliers, l’établissement d'objectifs, des conseils préventifs, la mise en place de support [42, 43] ainsi que des séances d'exercices supervisées avec des "sessions de recyclage"/audio/vidéo [44, 45].
L'effet du yoga et de la musculation sur la SA de cette étude est semblable aux études menées sur l'effet de la thérapie d'exercice sur la SA. Ces études ont observé l'amélioration de la SA parmi les personnes atteintes de LBP aiguë [46] ou LBP chronique [47], même si la thérapie par exercice peut englober différents types d'intervention. À notre connaissance, aucune étude antérieure n'a évalué l'effet du yoga ou de la musculation sur la SP. Le yoga a été signalé comme ayant des effets prometteurs sur la LBP et l'incapacité [6, 7, 9]. Dans une étude pilote, le yoga a entraîné un soulagement de la douleur et des améliorations fonctionnelles par rapport aux conseils fondés sur des données probantes [10]. Les différences entre nos résultats et les études antérieures peuvent être expliquées par le fait que la majorité des études précédentes ont comparé le yoga aux techniques passives. Ward L, Stebbings S, Cherkin D et Baxter GD [7] ont conclu que l'effet du yoga est plus fort par rapport aux interventions passives plutôt qu'actives [7].
Les limites sont de plusieurs types. La première est statistique concernant l’analyse des interactions, la planification des sous-groupes et l’estimation du risque [48-51].  La seconde est la baisse du nombre de participants en fonction des techniques utilisées ; mais aussi sur le recueil des réponses par SMS avec des données concernant l'adhésion aux recommandations de traitement et la collecte en nombre de jours au lieu de nombre de minutes. Pour finir, le faible pourcentage d'homme dans l'étude est une limitation de la généralisation des résultats.
 

Conclusions



Cette étude démontre l'importance de l'adhésion car elle a eu un effet d'interaction significatif avec le type d'intervention et les résultats. Lorsque l'adhésion n'a pas été prise en considération, les résultats globaux n'ont révélé aucune différence significative entre les groupes pour la SA. Le yoga et le renforcement ont montré des effets significatifs par rapport au CG sur l'intensité de la lombalgie/cervicalgie et sur l’incapacité de la cervicalgie. Cela indique qu'il est important de mesurer l'adhésion aux recommandations de traitement et de développer des méthodes qui favorisent l'adhésion aux interventions d'exercice.
 

Article original



Effects of yoga, strength training and advice on back pain: a randomized controlled trial,
Brämberg et al. BMC Musculoskeletal Disorders (2017) 18:132 DOI 10.1186/s12891-017-1497-1


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