KINESPORT KINESPORT
 


  • Florent Manaudou Ambassadeur Kinesport
  • SYMPOSIUM 2020
  • Upgrade Lésions musculaires
  • KSP
  • KSP
  • KSP
  • KSP


INTERVIEW DE MATTHIEU BONNEAU, MASSEUR-KINÉSITHÉRAPEUTE OSTÉOPATHE DU SPORT, FORMATEUR KINESPORT EN THÉRAPIE MANUELLE



1- Pouvez-vous vous présenter ?

Je m'appelle Matthieu Bonneau, je suis masseur-kinésithérapeute ostéophate spécialisé en thérapie manuelle. 
De 1998 à 2002, j’ai effectué mes études de kinésithérapie à Libramont (ISL) en Belgique. Lors d’un stage au club de foot de Sedan, j’ai rencontré Arnaud Bruchard alors kinésithérapeute au club. En 2003, j’ai suivi la première formation de kinesport, la fameuse « P1 » et c’était le début de l’aventure ! 
Alors jeune kinésithérapeute en libéral à Villers-Cotterêts aux côtés d’un kinésithérapeute-ostéopathe, passionné et passionnant, Jean Luc Lambert, j’entrepris en 2003 un cursus en ostéopathie (RORI) terminé en 2008. 
En parallèle, en 2005, j’intégrais la FFF et le centre de Clairefontaine puis le club d’Angers SCO en ligue 2. Par la suite, j’ai poursuivi sur une formation en posturologie pratique (GRETM) dispensé par Jean Luc Safin, ancien collaborateur de Moneyron, pour continuer ensuite sur un cycle de DIU en posturologie Clinique en 2015. Mon sujet de mémoire étant le rôle proprioceptif du crochetage myo aponévrotique sur la zone cervicale C0 C1 dans le cadre d’une inversion de courbure cervicale avec pré et post contrôle stabilométrique.

Aujourd’hui je travaille en cabinet à Paris et Fontenay aux roses (92) en tant qu’ostéopathe et kinésithérapeute. Depuis 2014, je me suis tourné vers la posturologie clinique appliquée à l’ostéopathie avec un cercle de médecins du sport, d’un podologue du sport, d’une orthoptiste, d’une dentiste posturologue et d’un pôle ORL. La posturologie clinique permet d’évaluer la position du centre de gravité, la qualité de projection du centre gravité ainsi que la fréquence d’oscillation avec une plate-forme stabilométrique. L’évaluation de la stabilité d’un patient (normes 85) permet de recueillir des informations sur d’éventuels troubles statiques se répercutant sur un contrôle dynamique aléatoire d’un patient sportif ou non. Ensuite, lorsque le patient sportif ne relève pas nécessairement de la kinésithérapie ou de l’ostéopathie, j’oriente le patient vers un professionnel de santé approprié.

Enfin, depuis 10 ans j’interviens comme enseignant en thérapie manuelle pour la formation Kinesport Expert.

 

2- Quels sont les moments les plus intenses vécus depuis le début de votre carrière de kinésithérapeute du sport ?

Lorsque l’on est kinésithérapeute du sport, on vit des émotions fortes au bord du terrain ! Les moments les plus marquants de ma carrière ont été la montée en ligue 2 avec le club Angers SCO, une victoire en coupe de France contre Nice et le transfert en VSL d’un joueur blessé évacué vers l’hôpital de Bastia tout en suivant le match à la radio. 


3-  Quel est le rôle de la thérapie manuelle dans la kinésithérapie du sport ?

Pour un kinésithérapeute du sport, la thérapie manuelle est un pilier essentiel de la prise en charge d’un sportif qu’elle soit préventive, aigue ou chronique. Elle repose sur des notions poussées d’anatomie palpatoire, de physiologie, de biomécanique, de pathomécanisme ou de restandardisation. La thérapie manuelle et la kinésithérapie du sport sont dépendantes l’une de l’autre et indissociables dans le sport et ce quel que soit le niveau. Seulement la thérapie manuelle demande du temps et l’on entend souvent avec raison qu’il faut une dizaine d’année pour commencer à maitriser son sujet ! 


4- Selon vous quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon kinésithérapeute ?

En 2020, un bon kinésithérapeute doit savoir travailler en équipe et parler plusieurs langues à fortiori s’il travaille dans le sport. Il doit être en mesure de mettre en place une démarche clinique cohérente et appliquer une ligne thérapeutique logique. Un bon kinésithérapeute doit être polyvalent, avoir un bon niveau en thérapie manuelle, savoir strapper, connaître le crochetage myo aponévrotique, le cupping, maitriser les notions essentielles en prépa physique ou le Return To Play, se former en isocinétisme, en Dry Needling, en taping (…) Tout un éventail de techniques très différentes mais très complémentaires pour exercer dans de bonnes conditions en haut niveau. Enfin, un bon kinésithérapeute doit véhiculer avec lui son savoir, son savoir-faire et son savoir être.


5- Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés en kinésithérapie ?

Le rôle du kinésithérapeute va fortement évoluer dans les prochaines années, ses responsabilités aussi. Le monde médical va devoir, par manque de temps, solliciter progressivement le monde paramédical. De ce fait le cursus de formation en kinésithérapie s’est allongé mais malgré tout, les lacunes en sortie de diplôme d’état, demeurent. D’où la nécessité d’avancer et se former sur des formations courtes et longues. Alors, je conseillerai un jeune diplômé d’aller de l’avant, d’être curieux des nouvelles techniques validées en EBP, à l’écoute des techniques des « vieux » kiné-ostéo du sport et de leurs vécus, enfin d’être en mesure de s’adapter aux nouvelles exigences liées au DPC. 

INTERVIEW DE MATTHIEU BONNEAU, MASSEUR-KINÉSITHÉRAPEUTE OSTÉOPATHE  DU SPORT, FORMATEUR KINESPORT EN THÉRAPIE MANUELLE
Merci Matthieu pour cet interview !


Instagram Twitter Facebook Inscription Newsletter