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INTERVIEW DE STEEVE CHIAPOLINI, MASSEUR-KINÉSITHÉRAPEUTE DU SPORT ET ANCIEN STAGIAIRE DE LA FORMATION BLOOD FLOW RESTRICTION




1-Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes (nom prénom, ville, diplômes, carrière, spécialité, sport, passion, club de sport) ?

Je m'appelle CHIAPOLINI Steeve, je suis Masseur-kinésithérapeute du sport en libéral, Franconville (95).
Issu du milieu du karaté de haut niveau et de la remise en forme depuis plus de 30 ans. J’ai débuté ma carrière professionnelle dans le secteur de la forme et de la préparation physique.
Après avoir participé à l’émergence, au développement et à la gestion de plusieurs structures de remise en forme, j'ai poursuivi des études de kinésithérapie et obtenu mon diplôme en 2011. 

Afin de joindre ces deux domaines (sport-santé ), j’ai intégré la formation Kinesport expert. Au cabinet je m’occupe majoritairement de la traumatologie du sport dans différentes disciplines sportives, en collaboration avec des structures sportives de la région (rugby, athlétisme, patin sur glace, gymnastique, bodybulding, haltérophilie, crossfit, judo, karaté, natation).

Sur le plant sportif, j’ai crée et coaché pendant plusieurs années une box de crossfit. À présent, je pratique exclusivement cette discipline.


2-Comment avez-vous découvert le BFR ?

J’ai tout d’abord connu le BFR, par la publication d’articles scientifiques mettant en avant les bénéfices de l’entraînement sportif sous occlusion vasculaire. J’ai immédiatement été interloqué par ce type d’entraînement visant à developer la masse musculaire.
Ayant vécu depuis mon plus jeune âge dans des salles de sports, où le graal était d’obtenir une masse musculaire volumineuse et le corps sculpté d’un dieu grecque; par des protocoles, bien souvent archaïques et souvent sans aucun fondement physiologique. Cela a suscité chez moi de nombreuses questions.
Cette découverte était pour moi, une énième méthode de prise de masse, un temps soit peu extravagante au premier abord.
D’autant que les articles n’étaient pas tous établis avec une homogénéité sur l’application des protocoles, les objectifs, ainsi que les résultats.
Néanmoins j’ai voulu en savoir davantage sur la physiologie musculaire mise en jeu et son application.


3-Comment pratiquez-vous le BFR ? Sur quelle pathologie le pratiquez-vous ?

Le Blood flow restriction est principalement un maillon. 
Les douleurs et les lésions structurelles sont bien souvent un frein important au développement de la force, et du volume musculaire, car ces deux capacités musculaires introduisent nécessairement un travail avec charge. On sait tous que l’étalonnement  des charges de travail dans ce contexte est compliqué. Or ce paramètre est important pour atteindre une hypertrophie. Le BFR me sert justement à évoluer de manière progressive et précoce, sans en augmenter les réactions inflammatoires douloureuses. 
Il me permet donc de passer d’une  « rééducation light » à une « rééducation heavy ».
C’est pour moi le pilier central de son utilisation. 
Il est nécessaire d’évaluer les facteurs de risques potentiels et ces indications. Une évaluation systématique de la pression maximale de l’occlusion artérielle du membre par Doppler (LOP) est effectuée avant rééducation. L’application des différents protocoles doit différer en fonction des bénéfices souhaités. J’intègre le BFR sur une période défini, comme on créerait un cycle d’entraînement avec une certain fréquence de séances par semaine.

Ces indications sont extrêmement larges. Elles peuvent être proposées dans la prise en charge des lésions ligamentaires du genoux,  des gonarthroses (opérées ou non), dans la rééducation des LCAE (en pré ou post opératoire), ainsi que pour les sd femoro-patellaires, où le développement de la masse musculaire du membre inférieur est  important. Son emploi et ses indications ne s’arrête bien sûr pas qu’à cette articulation, elle s’étend sur l’ensemble des autres zones du membre (hanche, cheville).
Je l’utilise également pour les lésions tendineuses ou musculaires, au niveau des membres inférieurs mais également sur les membres supérieurs. Le BFR participe efficacement à l’obtention d’un gain musculaire, en déchargeant les contraintes appliquées sur les structures (tendon, articulation).
Il est important de préciser qu’il est non exclusif. Je le redit c’est « un maillon ». Mais un maillon qui est précieux dans la globalité de la rééducation.


4-Quelle formation de BFR avez-vous fait ?
 
En 2018, lorsque Kinesport a lancé pour la première fois, une formation pour les kinésithérapeutes, je me suis rendu dans l’objectif de répondre à ma curiosité intellectuelle (comprendre : comment, pourquoi, pour qui).
À la fin de cette formation dirigée par Francesco COS MORERA, Préparateur physique du FC BARCELONE, j’avais remis en question toutes mes connaissances sur la physiologie du développement musculaire, acquises au cours de mes années universitaires et professionnelles.
J’ai donc voulu mettre immédiatement en pratique les protocoles décrit dans la littérature afin de constater par moi même leurs effets. Le cabinet est pour moi un véritable petit laboratoire où l’on peut tester, lorsque le matériel et son utilisation sont accessibles (prix et facilité d’utilisation) sur un nombre important de patients.

Au vue des résultats observés sur le terrain, ma curiosité a été accrue : 
-quel matériel était le plus adapté (diamètres, formes, matériaux , pneumatiques, informatisé, intensités de la restriction, ct...) ?
-quelle méthodologie appliquer en fonction des pathologies. 
Ces questions ont trouvé réponses l’année suivante.

En 2019, j'ai effectué la nouvelle formation Blood Flow Restriction proposée par Kinesport et enseignée par Nicholas ROLNICK et Mario NOVO de THE BFR PROS.

 
5-En quoi la formation de Nicholas Rolnick de THE BFR PROS a changé votre pratique du BFR ?
  

Leurs formidables expériences et leurs ressources bibliographiques, ont conforté l’idée que les bénéfices du BFR pouvaient s’appliquer à bien d’autres champs que je n’utilisais pas jusque là :  Return to Sport pour maximiser le développement de la capacité aérobie, dans le déconditionnement, ou en postopératoire immédiat (avec un traitement passif).

Cela m’a par ailleurs permis d’appliquer le BFR de façon plus exigeante, plus précise, afin de toujours minorer les risques et de majorer les bénéfices, en s’appuyant sur la recherche actuelle.


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