KINESPORT KINESPORT
 


  • Florent Manaudou Ambassadeur Kinesport
  • SYMPOSIUM 2020
  • BFR
  • Formation Kinésithérapie du Sport Expert
  • Kickoff
  • Masterclass


Interview de Coralie Dobral, formatrice Kinesport, masseur-kinésithérapeute de l'équipe de France A de Water polo masculine et de l'équipe de France de Taekwondo



Interview de Coralie Dobral, formatrice Kinesport, masseur-kinésithérapeute de l'équipe de France A de Water polo masculine et de l'équipe de France de Taekwondo
Ancienne sportive de haut niveau, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Coralie Dobral, j’ai 32ans, je viens de Paris et je vis actuellement à Canet en Roussillon. J’ai suivi mes études de kinésithérapie à l’école de Saint Maurice près de Paris où j’ai été diplômée. Ma carrière sportive terminée, j’ai commencé à exercer la profession de kinésithérapeute et j’ai enchaîné directement avec la formation Kinésport à Sète. 
 
Côté sport, j’ai pratiqué la natation à haut niveau pendant 15ans. J’ai intégré l’INSEP à l’âge de 15ans puis à 19ans je suis partie m’entraîner avec Philippe Lucas à Canet en Roussillon. 
Ensuite mes études de kinésithérapie à l’école de Saint Maurice m’ont amenées à revenir sur Paris où je me suis entraînée au club de Massy, Nogent et Le Lagardère. 
En tant que sportive de haut niveau, on a la possibilité d’aménager le cursus, ce qui m’a permis de dédoubler la 1ère année.
Je suis retournée m’entraîner à Canet en Roussillon et j’ai dû me faire opérer de l’épaule cette année là à Paris. Cela fut ma première et seule vraie rééducation. 
Cette blessure m’a beaucoup sensibilisé sur l’importance de la prévention dans le sport. Faire du sport de haut niveau c’est beau mais quand on a des douleurs tous les jours c’est difficile de performer et de se sentir fort mentalement. 
J’ai terminé ma dernière année sportive à Barcelone (San Andreu) dans le club où s’entraînait également la vice-championne du monde de ma spécialité (200 brasse).
Cette année là fut difficile car je n’avais pas complètement récupéré de l’opération de mon épaule. Mais cela reste une expérience très enrichissante sur tous points de vue. 
Sinon j’adore voyager, découvrir de nouvelles cultures, le surf, la plongée....
 
1. Comment et pourquoi êtes-vous devenue kinésithérapeute du sport ?
 
Après le bac je suis partie à la fac, d’abord en math-info, puis géologie et enfin en commerce international, mais sans vraiment trouver ce qui me plaisait. 
Et puis j’ai appris qu’il existait des passerelles pour les écoles de kinésithérapie pour les sportifs inscrits sur les listes ministérielles et j’ai donc pris la décision de déposer un dossier. 
Mon intégration en école de kinésithérapie a été une grande joie, mais également un gros soulagement.
Soigner les sportifs pour leur permettre d’être bien dans leur corps et dans leur tête le jour J est une facette du métier qui me plaît. 
 
2. Quel est votre rôle dans les différentes fédérations sportives dans lesquelles vous travaillez ?
 
Je travaille aujourd'hui avec l’équipe de France de water polo masculine. Venant d’un sport individuel, la découverte d’un sport collectif m’a beaucoup plu. Quand on a la chance de suivre une équipe sur plusieurs années et de bien connaître les joueurs, on peut plus facilement mettre en place un travail de prévention individualisé. Cela semble évident mais assez difficile à mettre en place. Avec les fédérations on suit les équipes seulement sur les compétitions internationales et les stages qui précèdent. Les temps de rassemblement sont surtout propices à l’entraînement. 
Cela a mis du temps, mais aujourd’hui tous les joueurs commencent à comprendre l’importance du travail de prévention et changent leur vision et leur façon de se préparer.
J’ai également travaillé en 2017 avec l’équipe de France féminine d’aviron ainsi que l’équipe de France junior de taekwondo. Avec eux, mon rôle était complètement différent. Ils sont plus jeunes, donc avec le staff médical on essaye de faire passer les bons messages et les sensibiliser au maximum. Et enfin j'ai intégré le Team 11leader dans le suivi du sportif de haut niveau et plus particulièrement dans le football d'élite et le tennis WTA.
 
3. Quel est votre plus beau souvenir de votre carrière de sportive puis de kinésithérapeute du sport ? 
 
Mon plus beau souvenir, c’est ma victoire sur 200m brasse aux jeux méditerranéens à Pescara en 2009.
Mais je garde également un beau souvenir de ma qualification au championnat d’Europe de natation sur 50 100 et 200 brasse. Pourtant je ne me qualifie pas avec mes meilleurs chronos. 
En même temps que la  kinésithérapie, ce fut une année très longue, fatigante et stressante. 
Ma qualification au championnat d’Europe et l’obtention de mon diplôme de kinésithérapeute ont donc été une belle récompense. Le double projet n’est pas si facile.
En tant que kinésithérapeute, le championnat du monde à Budapest, avec les poloistes, une ville fan de ce sport, reste un souvenir inoubliable. L’ambiance était folle, 15000 spectateurs étaient venus assister au match France-Hongrie. Ce sont des moments forts en émotion et qui font vibrer.
 
4.Qu’est-ce que kinesport a changé dans votre vision du sport de haut niveau ?
 
La formation Kinesport est vraiment très complète. Quand on sort de l’école, on a quasiment pas d’expériences et peu de pratique. La formation permet de se rendre compte de la réalité du terrain, des problèmes que l’on va réellement rencontrer. Et il est très appréciable d’avoir des formateurs de grande qualité issus de clubs ou de fédérations. Car entre la théorie et la pratique ce n’est pas toujours la même chose. 
De plus, il est important de connaître tous les champs de compétences liés au sport que ce soit en thérapie manuelle, en nutrition, en kinésithérapie, en préparation physique... et la formation Kinesport répond à toutes ces attentes. Et après si on veut progresser c’est comme dans le sport il faut pratiquer au maximum.
 
5.Avez-vous des conseils éventuels à donner aux futurs stagiaires qui aimeraient effectuer une formation chez kinesport ?
 
Si j’avais un conseil ce serait de profiter à fond de la formation, de ne pas hésiter à poser des questions, de ne pas avoir peur de se tromper et de faire des erreurs car c’est ainsi que l’on progresse et apprend le mieux. 
C’est aussi en échangeant au maximum entre kinésithérapeute et formateurs que des opportunités se font.


Instagram Twitter Facebook Inscription Newsletter