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Interview de Franck Scotte, formateur Kinesport et kinésithérapeute expert en lombalgie



1- Pourquoi avoir choisi de devenir kinésithérapeute ? 
 
Le choix s’est fait lors de mes années de collège ou il fallait fixer un objectif à mon parcours scolaire pour garder une motivation et réussir au mieux.
Un peu perdu à la sortie du bureau des conseillers de « désorientation » de l’époque, c’est mon père qui, à la vue de mon caractère, m’a aidé.
Un esprit solitaire de fils unique nécessitant une ouverture aux autres, une liberté revendiquée, le goût du sport, m’ont orienté vers le métier de kinésithérapeute, de  l’activité libérale s’y attachant et de l’encadrement du sportif.
Pour l’anecdote, à l’opposé de ses propres talents de bricoleurs et de mécaniciens, mon père m’avait aussi dit que je ne ferai jamais un travail manuel.
C’est donc plutôt raté dans un sens.

2- Quel est le plus beau souvenir rencontré durant votre carrière ?
 
Je lis cette question et y réponds très vite sans trop réfléchir pour garder de la spontanéité.
Au cabinet, inutile d’en chercher un précis. C’est le sourire quotidien du patient que l’on a soulagé tout simplement.
Dans le sport, si je dois me souvenir d’un moment heureux, c’est celui d’avoir participé avec un ami entraîneur qui m’est très cher, au premier passage sous les 10 secondes au 100 mètres pour un sprinteur français, même si nous sommes bien d’accord, ce n’est pas moi qui courais.
Dans la formation, c’est ma première intervention dans un colloque. C’était sur les ischios-jambier au Comité Olympique. Mes proches étaient fiers de moi, moins quand ils ont vu le titre : "Mais pourquoi ça pète ?" 
Face à moi, dans le public Dr Rodineau et Pr Saillant pour les connaisseurs.
Ceci fut mon saut en parachute dans le monde de l’échange avec un mélange d’envie, de peur et de satisfaction.
Quand je vois ce qui a été dit au symposium Kinesport cette année, mon intervention de l’époque, c ‘est de la préhistoire.

3- Quelles blessures avez-vous le plus souvent à soigner dans votre cabinet/aux contacts des sportifs ?
 
De part mon histoire avec les sprinteurs ce fut longtemps les blessures des ischios jambiers.
Maintenant, de par mes orientations, cela a changé. Je rencontre beaucoup de patients pour des rachialgies avec le paradoxe du dos.

Il  y a tout d’abord les sportifs qui viennent me voir car, de par leurs activités sportives, ils contraignent très souvent leur colonne vertébrale.
Il est donc nécessaire , en première intention de les soulager puis  de tenter d’aménager leurs activités, tant en qualité qu’en quantité dans la prévention.

Il y a ensuite les sédentaires qui  eux n’amènent  pas assez de mouvement à leur rachis.
A l’inverse des premiers, une fois le soulagement obtenu, la nécessité est d’amener l’autonomie par  l’activité, le sport santé ou le sport tout simplement.

4- Qu’est-ce que Kinesport a changé dans votre pratique avec les sportifs de haut niveau ?
 
Notre métier, la kinésithérapie, est un art mais aujourd’hui cela ne suffit pas et c’est tant mieux.
Kinesport m’a amené de la connaissance, du raisonnement et de la cohérence, bref des entités venues s’ajouter au ressenti de la main et  de l’exercice donné au patient.
Pour résumer, Kinesport  à donné bien davantage de sens à mon exercice de tous les jours, m’empêchant probablement  de tomber dans la thérapie vide qui à terme peut détruire tout d’abord  la motivation puis ensuite  l’envie de soulager vite et bien ses patients sportifs ou non.

5- Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés  en kinésithérapie ?
 
C’est probablement la question la plus difficile sans tomber dans le conflit ou  le débat de génération .
Cela dit, voici tout de même le conseil que je donne et répète à tous nos jeunes collègues que nous croisons lors du cursus Kinesport : "restez des chercheurs"
J’ai appris de ces derniers au cours d’une collaboration professionnelle, qu’un chercheur ça cherche mais ça ne trouve pas.
Alors continuez  de chercher, cela permet d’avoir toujours de nouveaux projets et donc, de rester jeune .

Interview de Franck Scotte, formateur Kinesport et kinésithérapeute expert en lombalgie
Un grand merci à Franck pour cet interview !


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