KINESPORT KINESPORT
 


  • Florent Manaudou Ambassadeur Kinesport
  • SYMPOSIUM 2020
  • Upgrade Lésions musculaires
  • KSP
  • KSP
  • KSP
  • KSP


L’instabilité Gléno-Humérale : différentes lésions, différents traitements, différents pronostics. Qu’en est-il du retour au sport ? Partie 2



Fractures de Malgaigne : 
Il existe également des lésions de Hills Sachs inverses également appelées fractures de Malgaigne (Figure 27). A l’image des lésions retrouvées dans l’instabilité antérieure, les fractures de Malgaigne peuvent également engendrer un engagement de la tête humérale menant à la récurrence de l’instabilité et, in fine, au développement de phénomènes arthrosiques précoces. 
Il semble que les caractéristiques quantitatives et qualitatives (topographie) conditionnent également le risque d’engagement(33,34). Cependant, davantage d’études sont nécessaires pour justifier ce risque et orienter le traitement à réaliser (33,35).  Une récurrence de l’instabilité et une perte osseuse de plus de 50% semble néanmoins nécessiter une prise en charge chirurgicale (33). 
 
L’instabilité Gléno-Humérale : différentes lésions, différents traitements, différents pronostics. Qu’en est-il du retour au sport ? Partie 2

Tissus mous : 
Environ 90% des patients montrent une rupture de la capsule postérieure après une luxation GH postérieure. La capsule postérieure confère une grande partie de la stabilité GH entre 40 et 90° d’abduction (32). 
On peut également retrouver une lésion inverse de Bankart (lésion capsulo-labrale postérieure) dans deux cas sur trois de luxation GH postérieure traumatique (36). 
Une lésion de la bande postérieure du complexe ligamentaire gléno-huméral inférieur est classiquement retrouvée dans l’atteinte micro-traumatique. Elle intervient dans le maintien de la stabilité postérieure en abduction et rotation interne (32). Des lésions des tendons du petit rond et de l’infra-épineux sont également retrouvées dans la plupart des cas (rupture partielle dans 90% et totale dans 10%) (32). 

Traitement et Retour au Jeu (RTP) des instabilités gléno-humérales : 
Le traitement des instabilités d’épaule a subi une évolution considérable ces dernières années grâce aux avancées de la connaissance de la physiopathologie et des techniques chirurgicales. Un des principaux enjeux du RTP est de permettre au sportif de revenir rapidement avec un risque de récidive le plus faible possible. 
 
Quel traitement dans le sport ?
Dans le cadre d’un épisode d’instabilité durant une saison sportive, deux options sont possibles : le traitement conservateur, souvent basé sur le triptyque immobilisation, réhabilitation, retour au jeu ou bien la stabilisation chirurgicale de l’articulation GH suivie d’une réhabilitation et du RTP. 
Le traitement conservateur est souvent préféré dans l’objectif sportif de RTP rapide durant une saison sportive. En effet, Okoroha et collaborateurs (2018) ont par exemple montré dans une population de 83 joueurs de NFL que les temps moyens nécessaires au RTP après une luxation GH était de 3 semaines avec un traitement conservateuret de 39,3 semaines avec un traitement chirurgical. Le traitement conservateur permettrait donc un RTP plus rapide dans le cadre de cette étude. 
 
Mais qu’en est-il du risque de récidive ? 
Dickens et collaborateurs (2014) se sont intéressés prospectivement durant deux saisons au retour au jeu et à la récidive de 45 jeunes athlètes (20 ans en moyenne) de sports de contact ayant subi un épisode d’instabilité GH (subluxation ou luxation) d’origine traumatique. 
Les auteurs mettent en évidence que73% des athlètes sont parvenus à rejouer durant la saisonavec une durée de RTP moyenne de 5 jours. Consécutivement au RTP, 64% des athlètes ont néanmoins subi des instabilités récidivantesavec unemoyenne de 2,2 instabilités par athlète durant la saison (Tableau 4). De plus, les auteurs montrent une absence de différence significative dans l’incidence de récidive entre les joueurs luxés et subluxéssoulignant la morbidité associée à la subluxationdans la population étudiée.
L’instabilité Gléno-Humérale : différentes lésions, différents traitements, différents pronostics. Qu’en est-il du retour au sport ? Partie 2

Par ailleurs, Lu et collaborateurs (2019) se sont intéressés rétrospectivement à une population de 50 joueurs de NBA ayant subi un épisode d’instabilité GH durant les saisons de 1999 à 2018 (37). On identifie 14 joueurs ayant subi une subluxation et 36 joueurs ayant subi une luxation GH. 25 joueurs (88% de luxations) ont été traités chirurgicalement et les 25 autres par un traitement conservateur. Tous les joueurs ont été capables de revenir à la compétition.
On observe que les joueurs traités chirurgicalement avaient significativement moins de risque de subir une récidive : 24% et 6%des joueurs ont subi une récidive pour les traitements conservateur et chirurgical, respectivement (Tableau 5). 
De plus, parmi les athlètes ayant subi une récidive, ceux ayant bénéficié d’un traitement chirurgical ont montré un intervalle de temps significativement plus important avant le nouvel épisode d’instabilitéque leurs homologues traités de manière conservatrice : 70 semaines contre 28 semaines, respectivement (Tableau 6).

La littérature actuelle ne permet pas de donner une orientation dichotomique vers un traitement chirurgical ou bien conservateur après un épisode d’instabilité GH. Cela est principalement dû aux différents stades de gravité et lésions associées que ces lésions peuvent engendrer. En effet, un premier épisode de luxation d’origine traumatique à haute énergie cinétique pourra entrainer des lésions bien plus sévères qu’un épisode de subluxation atraumatique par exemple. Cela peut expliquer les différences de temps nécessaires au RTP sus-citées. 
 
Néanmoins, le risque de récidive était également élevé après un épisode de subluxation : ces lésions ne doivent pas être banalisées. De plus, nous avons observé dans les études anatomiques que plus les lésions se répètent, plus le « capital osseux » de stabilité articulaire GH diminue et plus le risque de récidive augmente. Ainsi, la prévention secondaire doit faire partie intégrante du choix de traitement après un épisode initial d’instabilité d’épaule. 
 
Terra et collaborateurs (2019) ont récemment publié une étude rétrospective chez 53 jeunes patients sportifs (30 ans en moyenne) ayant subi un premier épisode d’instabilité GH (1). Les critères d’inclusion contenaient des lésions de Bankart ou SLAP associées tandis que les critères d’exclusion rejetaient les patients avec une perte osseuse de plus de 25% ou des lésions HAGL. Tous les patients ont été traités chirurgicalement par une arthroscopie de réparation des lésions capsulo-labrales. Terra et son équipe ont ensuite suivi les patients durant 2 ans post-opératoire. Les auteurs montrent ainsi des scores fonctionnels bons à excellents. Le RTP a été possible pour 83% de la cohorte. Les auteurs expliquent que ce taux est abaissé en raison du pronostic de réussite moins bon des patients ayant des lésions associées de type SLAP 5. 
Après les 2 ans de suivi, Terra et collaborateurs observent un taux de récidive de seulement 2%dans cette population sportive. 
Dickens et collaborateurs (2017) ont quant à eux suivi prospectivement 39 athlètes (20,6 ans en moyenne) de différents sports de contact ayant subi un épisode d’instabilité GH (38). Parmi ceux-ci, 10 ont bénéficié d’un traitement conservateur et 29 d’un traitement chirurgical arthroscopique de réparation de lésions de Bankart. Les patients avec une perte osseuse supérieure ou égale à 25% ont été exclus. Les auteurs ont suivi les patients durant la saison consécutive au traitement en étudiant leur RTP. 
Dickens et son équipe mettent ainsi en évidence un taux de RTP de 90% pour les patients opéréset de 40% pour ceux ayant bénéficié d’un traitement conservateur (Tableau 7). Les auteurs observent une récidive pour le groupe opéré contre six pour le groupe non opéré (Tableau 8). 

Certaines études ont cependant montré que ces interventions chirurgicales arthroscopiques obtenaient de mauvais taux de réussite dans les sports de contact ce qui a semé le trouble dans l’indication de ces techniques. 
Leroux et collaborateurs (2017) ont réalisé une revue systématique rassemblant 26 études (avec un suivi minimum d’un an) afin d’apporter des réponses à ces interrogations. Les auteurs américains observent alors que seulement 12 de ces études ont étudié la notion de déficit osseux avant l’indication chirurgicale, seulement quelques-unes ont utilisé des seuils d’exclusion validés et encore un plus faible nombre d’études parmi celles-ci ont mesuré ces seuils avec des méthodes fiables (citées ci-dessus). 
Leroux et collaborateurs mettent ainsi en évidence un taux d’échec de RTP de seulement 8,8% en analysant les données des études ayant utilisé ces paramètres. 
 
Les indications chirurgicales doivent par conséquent être respectées, sans quoi, l’échec du traitement mis en place sera vraisemblablement observé. La présence de lésions HAGL ou RHAGL doivent être réparées afin d’améliorer le taux de RTP à bon niveau de performance (39). Dans le cadre de lésions osseuses de Bankart, d’Hill Sachs, inverse de Bankart ou de Malgaigne, les paramètres quantitatifs et qualitatifs doivent permettre au chirurgien d’orienter la prise en charge vers un traitement optimal. 
 
Si les capitaux osseux glénoïdiens et/ou huméraux doivent être restaurés, plusieurs interventions peuvent être proposées. On identifie deux types d’interventions : celles basées sur le transfert du processus coracoïdeet celles basées sur des greffes osseuses.
Michel Latarjet, anatomiste et chirurgien lyonnais, a proposé en 1954 une technique opératoire dans laquelle le processus coracoïde est transféré à travers le muscle subscapulaire sur le bord glénoïdien antérieur (40). Cette intervention permet de retrouver une stabilité par trois mécanismes de blocage principaux: la réparation capsulaire(parfois associée à la suture du ligament coraco-acromial), le mécanisme de sling effect(division du subscapulaire et passage du tendon conjoint) ( Figure…) ainsi que l’extension de la concavité glénoïdienne(41). 
L’instabilité Gléno-Humérale : différentes lésions, différents traitements, différents pronostics. Qu’en est-il du retour au sport ? Partie 2

L’évolution vers des prises en charge chirurgicales mini-invasives a permis de développer une technique de Latarjet arthroscopique. Horner et collaborateurs (2018) ont réalisé une revue systématique dans l’objectif de comparer ces techniques à ciel ouvert et arthroscopique. Les auteurs concluent que ces deux méthodes permettent d’obtenir des résultats satisfaisants sans différence significative. Il semble néanmoins que la voie mini-invasive entraine une douleur post-opératoire moins importantemais nécessite un temps opératoire plus important (42). 
 
Glogovac et collaborateurs (2019) se sont quant à eux intéressés au retour au sport après intervention de transfert de processus coracoïde. Les auteurs ont réalisé une revue systématique de 14 études rassemblant 883 patients (43). 
Les auteurs observent un taux de RTP compris entre 80% et 100%pour 13 des 14 études analysées. 11 études se sont intéressées au niveau de retour au sport : le retour an niveau antérieur est obtenu pour 56 à 95% des patientsdans 10 de ces études. Le temps moyen nécessaire au RTP est compris entre 3,2 et 8,1 mois. Un taux de récidive basest observé : compris entre 0 et 13,8% dans les 12 études l’ayant analysé.  
Les auteurs concluent que cette technique permet un haut taux de retour au sport à court termeavec un faible risque de récidive. Cependant, le retour au niveau antérieur n’est pas assuré pour l’ensemble des sportifs
 
Les techniques de greffe osseuses, quant à elles, peuvent utiliser différents types de greffes (iliaque, tibia, allogreffe, …). Elles sont placées au niveau du bord antérieur de la glène avec pour principal objectif d’augmenter la concavité glénoïdienne(44). 
 
Moroder et collaborateur (2019) ont souhaité comparer les techniques de greffe osseuse et de transfert coracoïdien. Pour cela, les auteurs ont assigné aléatoirement 60 patients avec une instabilité GH récurrente et perte osseuse supérieure ou égale à 15% dans deux groupes : un groupe Latarjet et un groupe transfert de greffe osseuse de crête iliaque (44). Les auteurs ont suivi les patients jusqu’à deux ans post-opératoires en analysant les suites médicales et différents scores (dont deux scores spécifiques au sport). 
Après ce suivi, les auteurs ne retrouvent aucune différence significative entre les deux méthodesopératoires sur les différents scores cliniques analysés. Deux patients traités par greffe iliaque ont récidivécontre un traité par transfert de processus coracoïde.  
 
 
L’instabilité postérieure :
L’instabilité postérieure est moins fréquente et également moins étudiée (45). Bernhardson et collaborateurs (2019) ont récemment comparé les patients atteints d’instabilités GH antérieure et postérieure traités par chirurgie de réparation capsulo-labrale dans une cohorte appariée de 200 patients (45). Les auteurs montrent ainsi que seulement 13,4% des patients traités pour instabilité postérieure se plaigne d’instabilité. La majorité de ces patients évoquent plutôt une douleur d’épaule (90,7%).  
Il n’est donc pas étonnant d’observer que le traitement conservateur est fréquemment utilisé. Cependant, celui-ci peut mener dans65 à 80% des cas au développement d’instabilité GH postérieure récurrente(20). 
 
DeLong et collaborateurs (2015) ont réalisé une revue systématique avec méta-analyse de l’instabilité GH postérieure. Les auteurs se sont intéressés spécifiquement à la population sportive. Ils mettent en évidence que le taux moyen de RTP est de 91,8%(20). Lorsqu’on s’intéresse plus spécifiquement aux sports de contact, le taux de RTP est de 89% et le taux de RTP au niveau antérieur est de 72%. Lorsqu’on s’intéresse aux sports overhead et/ou de lancer, le taux de RTP est de 84% et le taux de RTP au niveau antérieur est de 58%
Les athlètes de sport overhead et/ou de lancer ont des exigences articulaires GH accrues ce qui peut expliquer des taux de retour au sport et au niveau pré-blessure moins importants
 
 
Dans les cas d’instabilités GH postérieures récurrentes, les déficits osseux sont souvent mis évidence avec une lésion inverse d’Hill Sachs et nécessitent une intervention chirurgicale. Différentes techniques sont alors proposées : anatomiques, non-anatomiques ou de substitution. Il semble que l’intervention par autogreffe de crête iliaque soit intéressante (Figure 29). Davantage d’études sont néanmoins nécessaires, notamment sur la population sportive afin de renseigner les taux de retour au sport, le niveau de retour au sport ou bien encore les risques de récidives consécutifs (20,33,46). 
L’instabilité Gléno-Humérale : différentes lésions, différents traitements, différents pronostics. Qu’en est-il du retour au sport ? Partie 2

Que retenir ? 
Différents traitements peuvent être envisagés dans le cadre du traitement de l’instabilité gléno-humérale : la recommandation d’un seul de ces traitements est insensé. En effet, la stratégie thérapeutique doit prendre en compte différents paramètres afin d’optimiser les enjeux du retour au sport : les facteurs intrinsèques et extrinsèques de l’athlète ainsi que le pathomécanisme (confère modèle récursif). Cette stratégie doit donc être individualiséeet adaptéeà chaque sportif. 
Le retour au sport après un épisode d’instabilité gléno-huméral peut être favorable et rapide. Néanmoins, les risques de récidives et de développement d’une instabilité gléno-humérale récurrente doivent être limités. Par conséquent, la banalisation d’un épisode de subluxation doit être bannie. En effet, le capital de stabilité gléno-huméral doit être préservé : il est donc nécessaire de connaitre les différents points d’atteintes de celui-ci, les moyens d’identification recommandés ainsi que leurs indications de traitement. 

Bibiographie :
 
1.        Terra BB, Ejnisman B, Belangero PS, Figueiredo E, De Nadai A, Ton A, et al. Arthroscopic Treatment of First-Time Shoulder Dislocations in Younger Athletes. Orthop J Sport Med. 2019;7(5):1–7. 
2.        Gil JA, DeFroda S, Owens BD. Current concepts in the diagnosis and management of traumatic, anterior glenohumeral subluxations. Orthop J Sport Med. 2017;5(3):1–6. 
3.        Wagstrom E, Raynor B, Jani S, Carey J, Cox CL, Wolf BR, et al. Epidemiology of Glenohumeral Instability Related to Sporting Activities Using the FEDS (Frequency, Etiology, Direction, and Severity) Classification System: A Multicenter Analysis. Orthop J Sport Med [Internet]. 2019;7(7):232596711986103. Available from: https://doi.org/10.1177/2325967119861038
4.        Kraeutler MJ, McCarty EC, Belk JW, Wolf BR, Hettrich CM, Ortiz SF, et al. Descriptive Epidemiology of the MOON Shoulder Instability Cohort. Am J Sports Med. 2018;46(5):1064–9. 
5.        Levine WN, Flatow EL. The pathophysiology of shoulder instability. Am J Sports Med. 2000;28(6):910–7. 
6.        Moroder P, Ernstbrunner L, Pomwenger W, Oberhauser F, Hitzl W, Tauber M, et al. Anterior Shoulder Instability is Associated with an Underlying Deficiency of the Bony Glenoid Concavity. Arthrosc - J Arthrosc Relat Surg [Internet]. 2015;31(7):1223–31. Available from: http://dx.doi.org/10.1016/j.arthro.2015.02.009
7.        McCluskey GM, Getz BA. Pathophysiology of Anterior Shoulder Instability. J Athl Train. 2000;35(3):268–72. 
8.        Paladini P, Merolla G, Porcellini G. Textbook of Shoulder Surgery. Springer Nat Switz AG. 2019;121–30. 
9.        Kadi R, Milants A, Shahabpour M. Shoulder anatomy and normal variants. J Belgian Soc Radiol. 2017;101:1–18. 
10.      Itoigawa Y, Itoi E. Anatomy of the capsulolabral complex and rotator interval related to glenohumeral instability. Knee Surgery, Sport Traumatol Arthrosc. 2016;24(2):343–9. 
11.      Passanante GJ, Skalski MR, Patel DB, White EA, Schein AJ, Gottsegen CJ, et al. Inferior glenohumeral ligament (IGHL) complex: anatomy, injuries, imaging features, and treatment options. Emerg Radiol [Internet]. 2017;24(1):65–71. Available from: http://dx.doi.org/10.1007/s10140-016-1431-0
12.      Itoi E. “On-track” and “off-track” shoulder lesions. EFORT Open Rev. 2017;2(8):343–51. 
13.      Williamson P, Mohamadi A, Ramappa AJ, DeAngelis JP, Nazarian A. Shoulder biomechanics of RC repair and Instability: A systematic review of cadaveric methodology. J Biomech [Internet]. 2019;82(xxxx):280–90. Available from: https://doi.org/10.1016/j.jbiomech.2018.11.005
14.      Moroder P, Damm P, Wierer G, Böhm E, Minkus M, Plachel F, et al. Challenging the Current Concept of Critical Glenoid Bone Loss in Shoulder Instability: Does the Size Measurement Really Tell It All? Am J Sports Med. 2019;47(3):688–94. 
15.      Cuéllar R, Ruiz-Ibán MA, Cuéllar A. Anatomy and Biomechanics of the Unstable Shoulder. Open Orthop J. 2017;11(1):919–33. 
16.      Witherspoon JW, Smirnova I V., Mciff TE. Neuroanatomical distribution of mechanoreceptors in the human cadaveric shoulder capsule and labrum. J Anat. 2014;225(3):337–45. 
17.      Barden JM, Balyk R, Raso VJ, Moreau M. dynamic UE proprioception in instability-clin ortho-2004.pdf. 2004;(420):181–9. 
18.      Olds M, Ellis R, Donaldson K, Parmar P, Kersten P. Risk factors which predispose first-time traumatic anterior shoulder dislocations to recurrent instability in adults: A systematic review and meta-analysis. Br J Sports Med. 2015;49(14):913–22. 
19.      Belangero PS, Leal MF, de Castro Pochini A, Andreoli CV, Ejnisman B, Cohen M. Profile of collagen gene expression in the glenohumeral capsule of patients with traumatic anterior instability of the shoulder. Rev Bras Ortop (English Ed [Internet]. 2014;49(6):642–6. Available from: http://dx.doi.org/10.1016/j.rboe.2014.10.008
20.      Delong JM, Jiang K, Bradley JP. Posterior instability of the shoulder: A systematic review and meta-analysis of clinical outcomes. Am J Sports Med. 2015;43(7):1805–17. 
21.      Lubiatowski P, Kaczmarek PK, Ślęzak M, Długosz J, Bręborowicz M, Dudziński W, et al. Problems of the glenohumeral joint in overhead sports - literature review. Part II - pathology and pathophysiology. Polish Orthop Traumatol. 2014;79:59–66. 
22.      Defroda SF, Goyal D, Patel N, Gupta N, Mulcahey MK. Shoulder instability in the overhead athlete. Curr Sports Med Rep. 2018;17(9):308–14. 
23.      Funk L. Treatment of glenohumeral instability in rugby players. Knee Surgery, Sport Traumatol Arthrosc. 2016;24(2):430–9. 
24.      Fuller CW, Taylor A, Raftery M. Eight-season epidemiological study of injuries in men’s international Under-20 rugby tournaments. J Sports Sci [Internet]. 2018;36(15):1776–83. Available from: https://doi.org/10.1080/02640414.2017.1418193
25.      Kawasaki T, Ota C, Urayama S, Maki N, Nagayama M, Kaketa T, et al. Incidence of and risk factors for traumatic anterior shoulder dislocation: An epidemiologic study in high-school rugby players. J Shoulder Elb Surg [Internet]. 2014;23(11):1624–30. Available from: http://dx.doi.org/10.1016/j.jse.2014.05.007
26.      Longo UG, Huijsmans PE, Maffulli N, Denaro V, De Beer JF. Video analysis of the mechanisms of shoulder dislocation in four elite rugby players. J Orthop Sci. 2011;16(4):389–97. 
27.      Nakagawa S, Iuchi R, Hanai H, Hirose T, Mae T. The Development Process of Bipolar Bone Defects From Primary to Recurrent Instability in Shoulders With Traumatic Anterior Instability. Am J Sports Med. 2019;47(3):695–703. 
28.      Walter WR, Samim M, Willie F, Lapolla Z, Gyftopoulos S. Imaging Quantification of Glenoid Bone Loss in Patients With Glenohumeral Instability : A Systematic Review. AJR. 2019;212(May):1–10. 
29.      Dickens JF, Slaven SE, Cameron KL, Pickett AM, Posner M, Campbell SE, et al. Prospective Evaluation of Glenoid Bone Loss After First-time and Recurrent Anterior Glenohumeral Instability Events. Am J Sports Med. 2019;47(5):1082–9. 
30.      Klemt C, Toderita D, Nolte D, Di Federico E, Reilly P, Bull AMJ. The critical size of a defect in the glenoid causing anterior instability of the shoulder after a Bankart repair, under physiological joint loading. Bone Jt J. 2019;101B(1):68–74. 
31.      Beaulieu-Jones BR, Peebles LA, Golijanin P, Arner JW, Dekker TJ, Sanchez G, et al. Characterization of Posterior Glenoid Bone Loss Morphology in Patients With Posterior Shoulder Instability. Arthrosc J Arthrosc Relat Surg. 2019;35(10):2777–84. 
32.      Bäcker HC, Galle SE, Maniglio M, Rosenwasser MP. Biomechanics of posterior shoulder instability - current knowledge and literature review. World J Orthop. 2018;9(11):245–54. 
33.      Qi W, Zhan J, Yan Z, Lin J, Xue X, Pan X. Arthroscopic treatment of posterior instability of the shoulder with an associated reverse Hill–Sachs lesion using an iliac bone-block autograft. Orthop Traumatol Surg Res [Internet]. 2019; Available from: https://doi.org/10.1016/j.otsr.2019.03.017
34.      Moroder P, Tauber M, Scheibel M, Habermeyer P, Imhoff AB, Liem D, et al. Defect Characteristics of Reverse Hill-Sachs Lesions. Am J Sports Med. 2016;44(3):708–14. 
35.      Moroder P, Runer A, Kraemer M, Fierlbeck J, Niederberger A, Cotofana S, et al. Influence of defect size and localization on the engagement of reverse hill-sachs lesions. Am J Sports Med. 2015;43(3):542–8. 
36.      Saupe N, White LM, Bleakney R, Schweitzer ME, Recht MP, Jost B, et al. Acute traumatic posterior shoulder dislocation: MR findings. Radiology. 2008;248(1):185–93. 
37.      Lu Y, Okoroha K, Patel B, Nwachukwu BU, Baker JD. Return to Play and Performance After Jones Fracture in National Basketball Association Athletes. J Shoulder Elb Surg. 2019;1–8. 
38.      Dickens JF, Rue JP, Cameron KL, Tokish JM, Peck KY, Allred CD, et al. Successful Return to Sport after Arthroscopic Shoulder Stabilization Versus Nonoperative Management in Contact Athletes with Anterior Shoulder Instability: A Prospective Multicenter Study. Am J Sports Med. 2017;45(11):2540–6. 
39.      Schmiddem U, Watson A, Perriman D, Liodakis E, Page R. Arthroscopic repair of HAGL lesions yields good clinical results, but may not allow return to former level of sport. Knee Surgery, Sport Traumatol Arthrosc [Internet]. 2019;0(0):0. Available from: http://dx.doi.org/10.1007/s00167-019-05414-5
40.      Hawi N, Reinhold A, Suero EM, Liodakis E, Przyklenk S, Brandes J, et al. The Anatomic Basis for the Arthroscopic Latarjet Procedure: A Cadaveric Study. Am J Sports Med. 2016;44(2):497–503. 
41.      Yamamoto N, Steinmann SP. The Biomechanics of the Latarjet Reconstruction: Is It All About the Sling? Oper Tech Sports Med [Internet]. 2019;27(1):49–54. Available from: https://doi.org/10.1053/j.otsm.2019.01.008
42.      Horner NS, Moroz PA, Bhullar R, Habib A, Simunovic N, Wong I, et al. Open versus arthroscopic Latarjet procedures for the treatment of shoulder instability: A systematic review of comparative studies. BMC Musculoskelet Disord. 2018;19(1):1–9. 
43.      Glogovac G, Schumaier AP, Grawe BM. Return to Sport After Coracoid Transfer in Athletes With Anterior Shoulder Instability: A Systematic Review. Sports Health. 2019;XX(X):1–7. 
44.      Moroder P, Schulz E, Wierer G, Auffarth A, Habermeyer P, Resch H, et al. Neer Award 2019: Latarjet procedure vs. iliac crest bone graft transfer for treatment of anterior shoulder instability with glenoid bone loss: a prospective randomized trial. J Shoulder Elb Surg [Internet]. 2019;28(7):1298–307. Available from: https://doi.org/10.1016/j.jse.2019.03.035
45.      Bernhardson AS, Murphy CP, Aman ZS, LaPrade RF, Provencher MT. A Prospective Analysis of Patients With Anterior Versus Posterior Shoulder Instability: A Matched Cohort Examination and Surgical Outcome Analysis of 200 Patients. Am J Sports Med. 2019;47(3):682–7. 
46.      DeLong JM, Bradley JP. Posterior shoulder instability in the athletic population: Variations in assessment, clinical outcomes, and return to sport. World J Orthop. 2015;6(11):927–34. 
47.      Warby SA, Watson L, Ford JJ, Hahne AJ, Pizzari T. Multidirectional instability of the glenohumeral joint: Etiology, classification, assessment, and management. J Hand Ther [Internet]. 2017;30(2):175–81. Available from: http://dx.doi.org/10.1016/j.jht.2017.03.005



Instagram Twitter Facebook Inscription Newsletter