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Le yoga comme traitement de la douleur lombaire chronique : une revue systématique de la littérature



Chang DG et al.
 

Introduction



Environ un quart des adultes aux Etats-Unis déclarent avoir souffert d’une douleur lombaire lors des 3 derniers mois (1). La lombalgie est la cause la plus fréquente de limitation de l’activité chez les personnes de moins de 45 ans, la seconde cause de consultation médicale, la troisième de chirurgie et la quatrième d’hospitalisation (2).
La majorité des personnes atteintes de lombalgie et de sciatalgie récupèrent spontanément dans les 4 à 8 semaines (3-5) et 80 à 90% reprennent le travail dans les 12 semaines (6). Cependant, 25 à 80% des patients déclarent être sujets à des douleurs récurrentes au cours de l’année suivant l’épisode douloureux initial (4,5,7,8), dont 33% ont une douleur d’intensité modérée et 15% une douleur intense (7).
Les personnes souffrant de lombalgie chronique présentent souvent d’autres problèmes associés tels que l’anxiété (9-11), la dépression (12,13) et une invalidité (2,14), avec une qualité de vie réduite (15,16). Le taux de dépression majeure est de 20% chez les sujets souffrants de lombalgie contre seulement 6 % chez les personnes asymptomatiques (13).
Le mot « yoga » signifie littéralement « unissant », pour une relation harmonieuse entre le corps et l’esprit (17,18).
Le yoga est considéré comme un entrainement physique et mental vers la réalisation de soi, dont la pratique se base sur huit éléments : la conduite en société, la discipline personnelle, les postures (« asanas »), la respiration, la concentration, la contemplation, la méditation et le calme.
Comme classiquement décrit, les postures de yoga ne constituent qu’un des huit éléments de cette discipline.
Divers styles de yoga existent, dont l’intensité peut considérablement variée en fonction du type, allant de la relaxation à un véritable entrainement cardio-vasculaire. Un autre paramètre non négligeable est de créer un sentiment d’appartenance à une communauté sociale et spirituelle.
La popularité du yoga a considérablement augmenté au cours des dernières années. Les données d’une enquête sur la santé nationale menée par le Center for Disease Control and Prevention (CDC) montrent une utilisation accrue des traitements complémentaires et de la médecine alternative (CAM) (19). Les CAM sont principalement utilisés dans le traitement des troubles musculo-squelettiques et le yoga occupait la septième place en 2007.
Les douleurs lombaires chroniques (CLBP) affectent des millions de personnes. Il existe de nombreuses options de traitement, mais peu présentent de réelles preuves d’efficacité (20,21). Plusieurs essais contrôlés randomisés (ECR) concernant l’effet du yoga sur la douleur lombaire ont été réalisé et rapportent des résultats variables concernant la douleur et l’incapacité fonctionnelle. Quelques méta-analyses ont rapporté un effet positif, mais leurs résultats sont limités en raison du nombre restreint d’ECR éligibles (22-25).
Le présent article a examiné les essais contrôlés randomisés, comparant le yoga a d’autres formes de prise en charge ainsi que les résultats de la littérature existante en ce qui concerne la fonction, la douleur et les facteurs psychologiques.
 

Méthode



Une recherche dans PubMed a été mené au début de l’année 2015 ciblant les essais randomisés contrôlés sur le yoga et la lombalgie. Un total de 14 articles, étudiant les effets du yoga sur des sujets souffrant de CLBP et dont l’échantillon étudié comportait minimum 20 sujets, ont été inclus dans cette revue.
Ces études ont fait l’objet d’un examen approfondi et ont été évaluées en utilisant les critères de l’Oxford Center for Evidence Base Medicine 2011 (26,27). La plupart des documents examinés sont de niveau 2 à 4.
 

Résultats et discussion



Les facteurs de risque de lombalgie concernent les épisodes douloureux antérieurs, des exigences physiques importantes, une faible satisfaction au travail, l’âge, une faiblesse de la musculature rachidienne et le tabagisme (51-53).
Cette revue de la littérature suggère que le yoga est efficace pour réduire la douleur et le handicap et améliorer la fonction physique et mentale.
Sherman et al ont fourni des données importantes sur son efficacité en le comparant à un programme d’étirements classiques dirigé par des kinésithérapeutes et à des exercices d’auto-traitement pour les patients souffrant de lombalgie chronique [35].
Dans tous les groupes, la fonction et les symptômes se sont améliorés avec le temps. Les groupes yoga et étirements ont rapporté des améliorations similaires par rapport au groupe d'auto-soins. Les auteurs ont conclu que les avantages du yoga sont principalement attribuables aux exercices physiques, et non à cause de l'aspect mental du yoga.
 
Quelques point clés dérivent de leur travail, qui est également soutenu par d’autres études (33). Le temps dévoué à la pratique, agissant comme un auto-entretien de la fonction lombaire, serait l’un des facteurs le plus important dans l’amélioration des résultats.
Sur ce point, le yoga pourrait fournir des bénéfices plus importants par rapport aux exercices traditionnels sur le long terme. La facilité d’accès à cette pratique, l’adaptabilité en fonction du niveau et la répétition de postures simples et facilement mémorisables permet d’inculquer au pratiquant un programme d’exercices standardisés dont la répétition permettra l’amélioration de la santé musculo-squelettique. A l’inverse des thérapies conventionnelles, dont les patients peuvent facilement oublier ou même ne pas recevoir de programme d’exercices par leur thérapeute.
Des évaluations sur le long terme sont cependant nécessaires pour explorer cette hypothèse car la plupart des études ont duré moins de 26 semaines, à l’exception de Tilbrook et al qui ont étudié l'efficacité à long terme d'un programme de yoga de 12 semaines par rapport à une brochure éducative contre le mal de dos [36]. Les résultats du groupe yoga étaient considérablement meilleurs (questionnaire Roland-Morris Disability) que le groupe de soins habituels à 3, 6 et 12 mois de suivi.
 
De plus, il semblerait que les effets bénéfiques du yoga ne soient pas corrélés avec le nombre de séances hebdomadaires mais plutôt lié à une pratique régulière sur le long terme.
Un essai randomisé a comparé l’influence de la fréquence des séances (1 ou 2 fois par semaine) [40]. Les sujets (n = 95) ont terminé une intervention de 12 semaines visant à évaluer l’influence de la fréquence des séances sur la lombalgie (1 ou 2 fois par semaine). Aucune différence n’a été constatée entre les deux groupes. Cette étude présente certaines limites tels que le manque d’homogénéité des groupes et l’absence de suivi à long terme.
De nombreuses études ont démontré l’efficacité du yoga sur la lombalgie chronique.
Williams et al ont démontré qu’un programme de 24 semaines de yoga Iyengar apportait une amélioration de la symptomatologie lombaire (30).
Saper et al ont rapporté une diminution significative de la douleur lombaire après 12 semaines chez des sujets pratiquant le yoga 1 à 2 fois par semaine (40). Ces résultats ont été confirmé par Sherman et al (44).
 
Une étude comparative rapporta des résultats similaires entre le yoga et la thérapie physique après 6 semaines de prise en charge (33). Ces résultats ont été confirmés par Nambi et al dans une étude comparative avec un suivi de 6 mois.
 
Le yoga, avec ses fondements spirituels et psychologiques, pourrait potentiellement offrir de meilleurs avantages pour la santé mentale par rapport à la thérapie physique traditionnelle. Cependant, l’impact du yoga sur la dépression n’a été évalué que dans un petit nombre d’études. Des effets significatifs sur la dépression ont été observés dans deux études (30,42), mais seules des tendances non-significatives ont été constaté par rapport à la Mental Health Scale SF-12 (42).
Sherman et al ont constaté que l’auto-efficacité et le sommeil étaient des bénéfices psychologiques importants du yoga sur les douleurs lombaires (47). Etant donné le taux élevé de dépression chez les personnes atteintes de CLBP, d’autres recherches dans ce domaine sont nécessaires (20). L’éventuelle efficacité du yoga dans d’autres problèmes de santé mentale est également une direction de recherche pertinente.
Cependant, bien que la grande majorité des participants semble avoir obtenus des bénéfices considérables, les données de sécurité des essais les plus importants et les plus récents suggèrent que le yoga n’est pas sans risque, une incidence de 10 à 15% d’augmentation temporaire de la symptomatologie ainsi que deux cas identifiés de hernie discale ont été rapportés.
Dans l’ensemble, le yoga est une intervention qui semble être bien positionnée, car le système de santé semble accorder une importance grandissante pour les pathologies chroniques.
 

Conclusion



Le yoga apparait aussi efficace que d’autres traitements non-pharmacologiques pour réduire l’incapacité fonctionnelle dans la CBLP. Il peut avoir un effet positif sur la dépression et d’autres comorbidités psychologiques. Le yoga semble donc être une intervention efficace et sûre dans la prise en charge de la lombalgie chronique.
 
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