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Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut



Introduction


L'utilisation anecdotique des floss bandes ou voodoo bandes, ou la compression tissulaire, chez les athlètes devient une stratégie populaire pour augmenter l’amplitude de mouvement des articulations (ROM), améliorer la prévention ou la réhabilitation de blessures et améliorer la performance athlétique, malgré des preuves limitées de son efficacité.
La compression tissulaire implique le bandage d'une articulation ou d'un muscle, à l’aide d’une bande élastique épaisse, en obstruant partiellement le flux sanguin tout en exécutant simultanément des tâches ROM pendant 1 à 3 minutes. Cette technique a gagné en popularité à travers le livre de Starrett et Cordoza (2013)), où les auteurs ont introduit la compression par des voodoo bandes pour augmenter la ROM et ont présupposé que les mécanismes potentiels derrière le bénéfice de l'utilisation des floss bandes pouvaient être attribués au cisaillement des fascias et / ou à la reperfusion sanguine du muscle.
Bien que des études concernant la compression tissulaire manquent actuellement, les mécanismes impliqués peuvent être semblables à ceux du préconditionnement ischémique / formation de l'occlusion / restriction du flux sanguin, de sorte que la reperfusion du sang dans la région occluse, l'augmentation de l'hormone de croissance et les réponses à la catécholamine sont suggérées pour améliorer la performance dans les exercice (Reeves et al., 2006, Takarada et al., 2000). En outre, dans les modèles animaux, le préconditionnement ischémique a été démontré pour améliorer l'efficacité de la contraction musculaire, éventuellement en renforçant la force et la contractilité (Lawson & Downey, 1993) et / ou par une efficacité accrue du couplage excitation-contraction (Pang et al., 1995) .
Bohlen et al. (2014)) a examiné les effets de 14 jours d’utilisation de floss bande combinée à la mobilisation articulaire et à l'exercice résistif sur le flux sanguin du mollet et la force en dorsiflexion / flexion plantaire chez cinq participants. Les participants ont effectué des squats déchargés, des décollements de talons, une dorsiflexion active et une mobilisation passive de la cheville avec des voodoo bandes appliquées sur un genou tandis que la jambe controlatérale a agi comme témoin. La mobilité en dorsiflexion a augmenté de 22% sur la jambe testée Dorsiflexion peak torque increased 22% in the treatment leg  (p = 0,06),  alors qu'il n'y a pas eu de changement sur la jambe contrôle. Les auteurs n'ont également signalé aucun changement dans les paramètres du flux sanguin sur les deux jambes après 14 jours  d’étude.
 
Par la suite, Plocker et al. (2015) a étudié l'effet de l'application de voodoo bandes sur les deux épaules chez 17 athlètes masculins dans un contexte aigu. Les sujets ont assisté à une session expérimentale par laquelle les chercheurs ont bandé les deux épaules avec une floss bande, et ont mené des sujets à travers des exercices de ROM d'épaule. Lorsque la bande a été enlevée, les mesures de ROM (rotation interne et externe) ont été prises en utilisant un goniomètre. Un accéléromètre 3D a ensuite été utilisé pour mesurer la puissance des membres supérieurs sur le banc de musculation.  Le groupe contrôle avait les mêmes exercices d'épaule sans l'adjonction de floss bande.
L'étude a rapporté que, malgré une tendance à l'amélioration, il n'y avait pas d'augmentation significative de la puissance ou de la ROM du haut du corps (p> 0,05) suite à l’utilisation de floss bande par rapport au groupe contrôle.
Les chercheurs ont conclu qu'il était difficile de couvrir l'ensemble de l'épaule (complexe de la coiffe des rotateurs) avec la technique de bandage, ce qui pourrait limiter l'efficacité de la compression tissulaire sur l'amélioration de la ROM d'épaule. D'autres articulations, comme la cheville, peuvent être plus faciles à recouvrir en utilisant la technique de bandage avec la voodoo bande.
La ROM de dorsiflexion de la cheville est une composante importante dans l'absorption de la charge des membres inférieurs lors de l'atterrissage à partir d'un saut, fréquent dans la plupart des sports (Malliaras, Cook et Kent, 2006). Lors de la réception d'un saut, habituellement l'avant-pied entre en contact avec le sol et ensuite la cheville se déplace en dorsiflexion. En effet, il a été suggéré que la réduction de l’amplitude de dorsiflexion de la cheville chez les athlètes peut être un facteur de risque de développement de tendinopathie rotulienne, de lésion du ligament croisé antérieur (LCA) et d'autres blessures des membres inférieurs (Fong et al. 2011, Gabbe et al., 2004, Malliaras et al., 2006,).
Compte tenu de la relativement récence de la technique de compression tissulaire, elle n’a seulement été examinée que dans deux études, avec des résultats contrastés, la modalité d’emplois nécessitant des recherches supplémentaires. En outre, il est bien connu que des améliorations dans la ROM de la cheville peuvent conduire à des performances améliorées dans de nombreux contextes de sport, d'exercice et de réadaptation (Conradsson et al., 2010, Larson, 2014, Malliaras et al., 2006, Tabrizi et al., 2000) , ce qui en fait un domaine évident d'investigation. Par conséquent, l'objectif de la présente étude était d'évaluer l'utilisation des floss bandes au niveau de l’articulation de la cheville, sur sa ROM et la hauteur de saut chez les sportifs récréatifs.
 

Méthodes


Participants
Cinquante-deux athlètes récréatifs (29 hommes / 23 femmes, moyenne ± SD, âge: 20 ± 4 ans) se sont portés volontaires pour participer à la présente étude. Les participants ont été recrutés dans le cadre d'un programme universitaire de baccalauréat en sciences du sport. Pour être admissible à l'étude, tous les participants devaient participer à des séances d'exercice physique régulier (> 3 fois par semaine) et ne pas avoir de blessures aux membres inférieurs (hanche, genou ou cheville) qui pourrait peut-être affecter leur capacité à effectuer un saut sur une jambe. Un consentement éclairé écrit a été obtenu de chaque participant et l'approbation éthique a été obtenue auprès du Comité d'éthique sur l’étude de l’homme de l'établissement.
Conception expérimentale
Les participants ont effectué un certain nombre de tests sur le membre inférieur avant et après l'application d'une floss bande (FLOSS) ou sans bande (CON) dans la région de la cheville. Pour chaque participant, la cheville qui n'avait pas de floss bande a servi de contrôle pour les tests pré et post, tandis que la cheville avec la voodoo bande a servi pour l’expérience. Les participants sont allés dans un laboratoire de sciences du sport pour une séance de test unique. À la suite des pré-tests, dans un générateur aléatoire (générateur de nombres aléatoires informatisés), contrebalancé, les chercheurs ont appliqué une floss bande (Life Floss bands, Sydney, Australie) à la cheville droite (n = 26) ou à gauche (n = 26) des Participants. Les tests postérieurs ont ensuite été effectués dans le même ordre que les pré-tests. L'ordre des tests pour tous les participants était le suivant: le weight bearing lunge test (fente genou au sol), la ROM de flexion plantaire, la ROM de dorsiflexion et le test de saut vertical sur une jambe.
Weight-bearing lunge test (WBLT)
Le WBLT a été effectué avant et après la floss bande comme mesure de la distance de mouvement de la dorsiflexion. Les participants ont placé leur pied le long d'un mètre-ruban au sol, avec leur gros orteil contre le mur et sur la ligne médiane du ruban à mesurer aligné avec le talon (figure 1).

Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut
Figure 1 : position pour réaliser le WBLT
 
Les participants ont ensuite été invités à déplacer progressivement leur pied vers l'arrière du mur sur le mètre-ruban, en répétant le mouvement de fente jusqu'à ce que la distance maximale à laquelle ils pouvaient facilement fléchir leur genou vers le mur sans soulèvement du talon. La mesure a été effectuée à l'aide du mètre-ruban depuis la pointe de leur gros orteil jusqu’au mur. Le Weight-bearing lunge test (WBLT) est une méthode fiable et fonctionnelle pour évaluer indirectement la dorsiflexion en mesurant l'avancement maximal du tibia sur l'arrière-pied dans une position en charge (Bennell et al., 1998).
 
Dorsiflexion et flexion plantaire ROM
Les  tests de ROM de la dorsiflexion (DF) et de la flexion plantaire (PF) ont été effectués à l'aide d'un goniomètre manuel (RBMS®, États-Unis) avant et après l’emploi de la voodoo bande. Les tests ont été effectués alors que les participants étaient en décubitus dorsal (figure 2).

Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut
Figure 2 : Mesure goniometrique de l’amplitude de fexion dorsale et plantaire de chevile

Les participants ont reçu l'ordre d'effectuer un mouvement de dorsiflexion maximal et un mouvement maximal de flexion plantaire et des mesures (degrés) ont été prises pour analyse. La fiabilité acceptable de l’opérateur pour évaluer la ROM de la cheville au moyen d'un goniomètre manuel a été signalée précédemment (ICC = ~ 0,85) (Youdas, Bogard et Suman, 1993).

Single-leg vertical jump test (JUMP)
Les données concernant la hauteur maximale de saut (JUMPH) et la vitesse maximale de saut (JUMPV) ont été mesurées à l'aide d'un transducteur de position linéaire (Gymaware, Kinetic Athlete, Canberra, Australie) avant et après la floss bande. Le périphérique Gymaware a été étalonné avant chaque saut, selon les instructions du fabricant. Le JUMPH a été mesuré en mètres, tandis que JUMPV a été mesuré en m.s-1. Des countermovement jump à une jambe ont été effectués et la meilleure des trois tentatives pour chaque jambe a été enregistrée et utilisée pour une analyse ultérieure. Pour le périphérique Gymaware, ont été rapportée des niveaux élevés de validité (erreur typique d'estimation de 0,00 m pour la hauteur de saut et 0,01 m / s pour le pic et la vitesse moyenne) (Hori & Andrews, 2009).
Mesure de pression Kikuhime
Dans une sélection de participants (n = 12), la pression d'interface entre la peau et la floss bande a été mesurée pour évaluer le niveau de compression (mmHg) atteint par la technique de bandage. Le capteur de pression de Kikuhime (MediGroup, Melbourne, Australie) a été placé sur le bord antérieur du tibia sur la ligne médiane entre la malléole latérale et médiale (figure 4). Le moniteur de pression Kikuhime s'est révélé être un outil valide (ICC = 0,99, CV = 1,1%) et fiable (CV = 4,9%) pour utilisation dans le cadre sportif (Brophy-Williams, Driller, Halson, Fell et Shing, 2014).
Application de la floss bande 1
Une technique standard de bandage de la cheville a été utilisée par les chercheurs en appliquant la voodoo bande. En conséquence : transversalement au pied, aligné avec la tête distale des métatarsiens du pied. Le bandage tourne deux fois autour du pied, suivi de 3 tours complets comme sur la figure 3 (de la malléole latérale, derrière le tendon d’Achille, à l’extérieur de la malléole médiale, vers la tête distale du 5ème métatarsien, autour de l‘avant-pied et avec un retour vers le point de départ). Pour chaque nouveau tour, on a superposé  sur une demi-bande la précédente, avant de fixer le reste de la bande sous le dernier tour (figure 3). Une fois que la floss bande a été appliquée, dans une position assise, les participants ont effectué un exercice de ROM active : 20 répétitions de dorsiflexion et flexion plantaire, simultanément sur les chevilles CON et FLOSS. Les participants ont reçu l'ordre d'effectuer la flexion plantaire et la dorsiflexion dans leurs limites extrêmes de mouvement et de terminer les exercices de mobilité dans les deux minutes. Après deux minutes, la floss bande a été retirée et les participants ont été invités à se lever et à marcher pendant une minute pour permettre au flux sanguin de retourner au pied.

Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut
Figure 3 : La technique de bandage de la floss bande utilisée par les chercheurs.

Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut
Figure 4 : Le dispositif de surveillance de la pression de Kikuhime est appliqué sous la floss bande.
 

Résultats


La pression moyenne (± SD) appliquée par la voodoo bande dans une cohorte de la population étudiée (n = 12), telle qu'identifiée à l'aide du moniteur de pression Kikuhime, était de 182 ± 38 mmHg. Il n'y avait aucune différence significative entre FLOSS et CON pour l'une des variables mesurées avant le test (p> 0,05). Il y a eu une interaction statistiquement significative entre le traitement (FLOSS / CON) et le temps (pré / post) pour les mesures du WBLT, de la DF et de la JUMPV (p <0,01), mais pas pour la PF ou la JUMPH (p> 0,05, tableau 1). La FLOSS a entraîné des améliorations significatives dans toutes les mesures de test avant l'application des floss bandes (WBLT, PF, DF JUMPH, JUMPV, P <0,01), alors qu'il n'y avait pas de différences significatives entre avant et après dans le groupe CON (p> 0,05). Toutes les mesures étaient toutes associées à de petites tailles d'effets en faveur de FLOSS par rapport à CON (tableau 1).

Les effets de la compression tissulaire sur l’amplitude de mouvement de la cheville et la performance au saut
Le WBLT a donné lieu à une augmentation de 1,8 cm entre l’après et l’avant FLOSS, par rapport à une augmentation de 0,2 cm de CON. La ROM pour la PF (+ 5 °) et la DF (-7 °) ont été améliorées dans le groupe FLOSS, par rapport à seulement + 2 ° pour la  PF et -1 ° pour la DF dans le groupe CON. Des augmentations similaires ont été observées entre avant et après pour la JUMPH dans FLOSS et CON (0,04 m et 0,02 m, respectivement).  La JUMPV a été améliorée (pré-post) dans FLOSS (0,15 m s-1) par rapport à CON (0,03 m s-1).
 

Discussion


L'étude actuelle est la première à analyser l'utilisation de floss bandes appliquées à la cheville sur la ROM de la dorsiflexion et de flexion plantaire et les performances ultérieures au saut vertical. Les résultats de notre étude montrent des améliorations significatives dans toutes les mesures de ROM ainsi que des performances de saut suite à l'application d'une floss bande pendant ~ 2 min d'exercices de ROM actifs, dans un groupe de 52 athlètes récréatifs (p <0,01, tableau 1) Fig. 3.
Tous les résultats ont été associés à un effet en faveur du traitement avec la voodoo bande. Les effets significatifs pour la compression tissulaire peuvent entraîner des applications pratiques dans de nombreux domaines, y compris l’emploi de la technique dans l’amélioration de la prévention des blessures, la réhabilitation des blessures et la performance sportive.
Bien que ce soit la première étude à évaluer l'effet de floss bandes sur l'articulation de la cheville, nos résultats contrastent avec la seule autre étude antérieure évaluant l'effet des voodoo bandes sur la ROM et la performance dans un contexte aigu (Plocker et al., 2015 ). Plocker et al. (2015)) n'a trouvé aucune amélioration significative de la ROM de l'épaule ou de la puissance du membre supérieure suite à l'application de floss bandes. La seule autre étude, à notre connaissance, a évalué l'utilisation de floss bandes dans un cadre sportif, a testé cette technique dans un contexte répété (14 jours) en appliquant la bande au genou lors d'exercices quotidiens. Comme les résultats de la présente étude, les auteurs ont signalé des améliorations de la dorsiflexion à la fin de la période expérimentale.
Les améliorations potentielles apportées sur la ROM de la cheville suite à la floss bande peuvent s'appliquer dans d’autres domaines que celle la performance athlétique, grâce à son efficacité comme méthode de prévention des blessures.
Les mouvements de flexion plantaire et dorsiflexion de la cheville jouent un rôle important dans l'absorption des forces de réception (Malliaras et al., 2006). En effet, Fong et al. (2011)) a montré qu'une plus grande ROM de dorsiflexion de la cheville passive était associée à un plus grand déplacement de flexion du genou et à des forces de réaction au sol plus petites pendant la phase de réception chez 35 participants actifs.
Ces résultats biomécaniques indiquent que toutes les techniques qui augmentent l'extensibilité dans la flexion plantaire et la ROM en flexion dorsale peuvent atténuer le risque de lésions du LCA en plaçant l'extrémité inférieure dans une position favorable à une réduction de contraintes sur le LCA (Griffin et al., 2006, Hewett et al., 2005), donc Fong et al. (2011)).
Étant donné que nous avons pu améliorer de manière significative à la fois la ROM de la flexion plantaire et de la dorsiflexion par l'utilisation de floss bandes dans l'étude en cours, éventuellement grâce au mécanisme de cisaillement fascial (Starrett & Cordoza, 2013), cela peut s'avérer être une technique appropriée à utiliser en plus d’un échauffement avant les événements sportifs où le saut est nécessaire, afin de diminuer le risque de blessures aux membres inférieurs. En outre, les résultats de l'étude actuelle suggèrent que la performance de saut peut être améliorée suite à l'application de floss bandes à l'articulation de la cheville.
 
Les mécanismes physiologiques par lesquels la performance peut être améliorée suite à la compression tissulaire sont difficiles à déterminer, et puisque ceux-ci n'ont pas été analysés dans l'étude actuelle, les théories sont quelque peu spéculatives. Cependant, l'effet de l’occlusion vasculaire partielle due à la compression tissulaire sur les articulations peut provoquer un certain nombre de réponses physiologiques après la suppression de la bande. Ces réponses peuvent comprendre la reperfusion de sang dans la zone et les réponses hormonales modifiées (Takano et al., 2005). Plus précisément, la recherche a montré qu’avec l'occlusion suivante ~ 200 mmHg à la partie supérieure de la jambe avec un garrot pendant l'exercice avec résistance, les niveaux d'hormones de croissance et de norépinephrine augmentent significativement ~ 15 minutes après l'ouverture de cette occlusion (Reeves et al., 2006, Takarada et Al., 2000). De plus, Morales et al. (2014)) a suggéré qu’une élévation accrue de la norépinephrine est associée à une amélioration des capacités de saut vertical. Il est donc plausible que ces mêmes réponses hormonales aient été réalisées dans l'étude actuelle avec l’application des floss bandes (~ 182 mmHg), contribuant potentiellement à une amélioration de la performance au saut ~ 5 min après l’ablation de la compression tissulaire. Lawson et Downey (1993) ont suggéré que le préconditionnement ischémique dans les muscles squelettiques du rat a entraîné une force et une contraction accrues ainsi qu'une diminution de la fatigue. Cependant, les mécanismes derrière les contractions musculaires répétées sont probablement différents de ceux de la performance d’un seul saut et la recherche sur la biomécanique humaine manque encore.
Nous recommandons que ces mécanismes physiologiques, y compris le flux sanguin localisé et les réponses hormonales suite à la compression tissulaire, soient mesurés dans de futures études de recherche sur cette technique. D'autres recherches sont également nécessaires pour enquêter sur L’évolution dans le temps à la fois des performances et des améliorations des ROM avec la floss bande. Par exemple, l'étude actuelle a montré des améliorations dans les performances de saut et les ROM ~ 5 min après l'application d'une floss bande. Nous devons encore déterminer si ces avantages sont encore observés plus de 5  minutes après l'utilisation de cette technique. Une des limites de l'étude actuelle était qu'une seule cheville a été évaluée avec la floss bande. Une autre des limites dans l'étude actuelle était l'absence de condition placebo. En effet, l'avantage psychologique qui peut être associé à l'intervention ne peut être négligé. La recherche future peut étudier une conception de groupe parallèle qui intègre un groupe de placebo.
 

Conclusion


L'étude actuelle est la première à décrire l'utilisation de la voodoo bande pour améliorer la ROM de cheville et la performance de saut chez les athlètes récréatifs. Les avantages potentiels concernant les résultats de cette étude peuvent avoir un impact significatif dans le contexte sportif. Plus précisément, nos résultats suggérèrent que l'utilisation de floss bande sur l'articulation de la cheville, avant de participer à des sports nécessitant des actions de saut, peut non seulement améliorer les performances, mais aussi fournir une nouvelle stratégie pour la prévention des blessures, grâce à une augmentation de la ROM de la cheville.
 

Article de référence


The effects of tissue flossing on ankle range of motion and jump performance, Physical Therapy in Sport (2016)



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