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Les joueuses de football ayant subi une reconstruction du ligament croisé antérieur courent un risque plus élevé de nouvelles lésions du genou et arrêtent le football plus tôt comparé au groupe contrôle genoux sains.



Introduction

La blessure du ligament croisé antérieur (LCA) est une blessure grave pour les footballeurs. Les joueuses de football ont un risque de blessure deux fois plus élevé que les hommes. Les athlètes avec une rupture du LCA se tournent vers un traitement chirurgical avec reconstruction du LCA (ACLR), avec comme objectif commun le retour au sport.
Une méta-analyse a montré que 81% des joueurs avaient repris un sport, mais seulement 55% étaient revenus au sport de compétition 40 mois après une ACLR unilatéral. Le taux de retour au football dans une population féminine avec ACLR variait de 46% à 67%.
Le retour au football après une ACLR augmente le risque de nouvelles lésions du LCA au genou ipsi- ou contralatéral, en particulier chez les jeunes femmes.
Le taux de lésions supplémentaires du LCA varie en fonction de la période de suivi, mais il serait de l'ordre de 25% à 34% dans les 2 à 10 ans suivant la ACLR.
Le but de cette étude était de suivre de manière prospective une cohorte de footballeuses avec ACLR unilatérale primaire et un groupe contrôle genou sains provenant des mêmes équipes de football afin de comparer (1) le taux de nouvelles blessures traumatique et non traumatique au genou, (2) la proportion de joueuse qui ont complètement arrêté le football et (3) le niveau d’activité déclaré par les joueurs et la satisfaction du niveau d’activité et de la fonction des genoux. Nos hypothèses étaient que les joueurs avec ACLR auraient un taux plus élevé de nouvelles blessures au genou traumatiques et non traumatiques, abandonneraient davantage le football et diminueraient davantage leur niveau d'activité par rapport aux témoins lors d'un suivi de deux ans.
 

Méthode

C’est une cohorte prospective sur les résultats  du retour au football chez les footballeuses après une ACLR.
Participants
Des footballeuses actives âgées de 16 à 25 ans au moment de leur inclusion et ayant reçu une ACLR unilatéral primaire. Elle ont été identifiées en effectuant une recherche dans le registre national suédois des ligaments du genou (SNKLR), qui recense 90% de tous les ACLR en Suède.
Sont inclus des joueuses de football actuellement actives (quel que soit leur niveau) ayant subi un ACLR primaire entre 6 et 36 mois dans n’importe quelle clinique des 3 districts de football régionaux.
Sont  exclus les joueuses présentant une lésion du ligament croisé postérieur associé et / ou des lésions du ligament collatéral médial ou latéral du genou traitées par intervention chirurgicale. Un total de 117 joueuses avec ACLR (Fig 1) ont été inclus.
Les joueuses avec ACLR ont été comparés à 119 joueuses “contrôle” (sans lésion ni reconstruction du LCA et aucune autre blessure actuelle qui les a tenus à l'écart du jeu), recrutés par des entraîneurs des mêmes équipes que les joueuses blessées, afin de s'assurer que les groupes étaient aussi similaires que possible pour l'exposition au football, l'âge et les postes.
Les facteurs liés au football comprenaient le poste, le membre dominant (jambe de frappe), le niveau de jeu et le temps écoulé entre la ACLR et un entraînement / un match complet avec l’équipe.
Les facteurs liés aux blessures et au football pour les joueuses avec ACLR sont présentés dans le tableau 1 et les données de base pour les “contrôles” et les joueuses avec ACLR sont présentées dans le tableau 2.
Les joueuses de football ayant subi une reconstruction du ligament croisé antérieur courent un risque plus élevé de nouvelles lésions du genou et arrêtent le football plus tôt comparé au groupe contrôle genoux sains.

Dans notre cohorte, au niveau chirurgicale, la forme la plus commune de fixation dans le fémur (96%) était une suspension corticale, et pour le tibia, elle était de 59% de fixation intra-tunnel et de 41% de suspension corticale.
Au cours des deux années de suivi, les joueurs ont répondu à un questionnaire en ligne à six reprises: avant chaque saison, au milieu de chaque saison et après chaque saison.
Les questions portaient sur leur participation au football, une nouvelle blessure au genou aiguë ou non traumatique, ou à d’autres endroits du corps. Nous avons défini une blessure comme «toute plainte physique d’un joueur, qu’il s’agisse de soins médicaux ou de la perte de temps liée aux activités de football».
Les joueuses ont évalué leur absence au football et la gravité de la blessure: minime (1 à 3 jours), légère (4 à 7 jours), modérée (8 à 28 jours) ou grave (+28 jours).
Au départ et au suivi de deux ans, le niveau d'activité actuel a été classé en fonction de l'échelle d'activité de Tegner.
L'échelle évalue le niveau d'activité de 0 à 10, 0 correspondant à l'activité la moins pénible pour le genou et 10 égal à la participation au football de niveau national.
Les joueurs ont évalué leur satisfaction de leur niveau d'activité actuel sur une échelle allant de 1 (pas du tout satisfait) à 10 (très satisfait).
La satisfaction de la fonction du genou a été mesurée à l’aide de la question «Si vous deviez vivre avec la fonction de votre genou actuelle le reste de votre vie, exactement comme elle l’a été la semaine dernière, vous sentiriez-vous. . . ? ’’ Avec des options de réponse allant de 1 à 7: ravi (1), satisfait, plutôt satisfait, mixte, surtout insatisfait, malheureux et terrible (7).
Les joueuses avec ACLR ont rempli le formulaire International Knee Documentation Committee Subjective Knee Form (IKDC-SKF). Les scores vont de 0 (pire) à 100 (meilleur), et le test est valide et réactif au changement.
Les joueuses jugent s’ils considèrent jouer au football comme avant la blessure du LCA (oui / non) et si elles peuvent jouer au même niveau qu’avant (oui / non).
 

Résultats

Au suivi de deux ans de cette étude prospective, le délai moyen après une ACLR était de 43,7 et ou moins 8,7 mois. Toutes les joueuses ont été suivis pendant 2 ans.
Les joueuses ayant subi une reconstruction du LCA présentaient un taux plus élevé de nouvelles blessures au LCA (n = 29 contre 8; 19 contre 4 pour 100 joueuses).
Mais aussi pour les autres blessures traumatiques du genou (29 vs 16 pour 100 joueuses) ainsiq que les blessures non traumatiques au genou (33 contre 9 pour 100 joueuses) par rapport aux “contrôle”).
Vingt-six (22%) joueuses avec ACLR et 11 (9%) des “contrôles” ont signalé 2 nouvelles blessures au genou, ce qui signifie que 121 et 58 blessures au genou ont été rapportées dans les 2 groupes respectivement.
Sur les 37 nouvelles blessures du LCA, 23 (62%) sont survenues lors de matchs (65% dans la première moitié du match), 13 (35%) lors d’entraînement de football et 1 (3%) en ski. Sur les 36 blessures du LCA survenues au football, 25 (69%) avaient un mécanisme de blessure sans contact.
Par contre il n'y avait pas de différence entre les 2 groupes au niveau du taux de blessures autres que celles du genou (43 vs 48 pour 100 joueuses) (Fig 2).
Au cours des deux années de suivi, 72 (62%) joueuses avec un LCA reconstruit ont arrêté le football, contre 43 (36%) des “contrôles”.
Le score médian de l'échelle d'activité de Tegner a diminué dans les deux groupes mais davantage pour le groupe ACLR.
Les joueuses de football ayant subi une reconstruction du ligament croisé antérieur courent un risque plus élevé de nouvelles lésions du genou et arrêtent le football plus tôt comparé au groupe contrôle genoux sains.

Discussion

Dans l’étude, les footballeuses avec ACLR couraient un risque cinq fois plus élevé de subir une nouvelle blessure au LCA que les joueuses n'ayant jamais subi de blessure au LCA. Ceci est conforme aux précédentes études rapportant un risque 4 à 6 fois plus élevé de subir une deuxième lésion du LCA par rapport à une première lésion du LCA.
Le taux de nouvelles lésions du LCA varie en fonction de la période de suivi, mais semble atteindre un pic au cours des deux premières années suivant la ACLR.
Les résultats reflètent ceux une jeune cohorte (10-25 ans) sur les nouvelles lésions du LCA lors d’un retour au sport après une ACLR entre 2007 et 2008 : dans les deux premières années suivant le retour au sport, le taux de blessures du LCA était de 29,5% par opposition à 8,5% pour le groupe contrôle.
Parmi les joueuses de football traitées d’une ACLR entre 1998 et 2013 et revenues au football, jusqu'à 34% d’entre elles pourraient subir une nouvelle lésion du LCA.
 
Des recherches précédentes avaient mis en évidence une incidence élevée de rechute, mais étaient limitées par de petits échantillons de footballeuses traitées avec ACLR il y a plus de 10 ans. Les résultats de l’étude suggèrent également un taux élevé de lésions additionnelles du LCA chez les footballeuses malgré des connaissances accrues et le développement des techniques de chirurgie, de rééducation et des stratégies de prévention.
Les joueurs peuvent avoir des déficits sous-jacents de contrôle neuromusculaire qui ont conduit à la lésion primaire du LCA, et ceux-ci doivent être résolus.
La surveillance des nouvelles lésions du LCA est importante.
Cependant, les cliniciens doivent également faire attention aux autres nouvelles blessures du genou, traumatiques et non traumatiques, telles que la douleur, l'instabilité et le verrouillage.
Des cas de blessures au genou après ACLR et le retour au football ont déjà été étudiés dans des cohortes de joueurs de football de haut niveau : Walden et al (hommes) et Nilstad et al (femmes) ont signalé un risque plus élevé de blessures au genou par rapport aux groupes “contrôles”, mais Arundale et al (hommes) a récemment signalé aucune différence de ce type.
Dans notre étude, les femmes avec ACLR présentaient un taux deux à quatre fois plus élevé d'autres lésions du genou, traumatiques et non traumatiques, que les “contrôles”.
La moitié de toutes les blessures ou problèmes de genou signalés par les joueuses avec ACLR ont été classés comme graves (c.-à-d. Entraînant une absence du football pendant plus de 4 semaines).
Dans une étude précédente rapportant toutes les rechutes du genou au cours des deux premières années suivant l'ACLR, 30% des athlètes ayant repris le sport de niveau I (sauts, pivots, par exemple football, basketball) se sont blessés au genou, et 8% pour ceux qui retournent au sport de niveau inférieur.
Notre étude comprenait des blessures au genou non traumatiques, un suivi plus long, des patients plus jeunes et uniquement des footballeuses, ce qui pourrait expliquer le taux plus élevé de blessures au genou signalées.
Il est donc important de savoir que d’autres blessures au genou doivent être évitées.
Les joueuses avec ACLR et les “contrôles” avaient des taux similaires concernant les blessures aux autres parties du corps. Environ le tiers de ces blessures ont été classées comme graves. Ceci est conforme à Nilstad et al, qui n'ont signalé aucune différence du taux de blessures des membres inférieurs entre les joueuses avec et sans ACLR et qui ont indiqué qu'un tiers des blessures chez les footballeuses d'élite étaient sévères. Ceci est un résultat positif, car une diminution souvent observée de la force et de la fonction après une ACLR ne semblait pas conduire à plus de blessures aux membres inférieurs pour notre cohorte.
Plus de la moitié des joueuses de football avec ACLR ne sont pas retournées au football en raison d’un «manque de confiance dans le genou» et de «peur de nouvelles blessures». Dans notre étude, seuls 38% des joueuses avec ACLR continuaient à jouer au football pendant la période de suivi, ce qui est nettement moins que les “contrôles”. Cette constatation est en accord avec les études précédentes.
Quatre ans après une ACLR, 68% des footballeurs jouaient encore au football, et après un suivi de 7 ans, de 12% à 31% des footballeuses continuaient de jouer.
 
Il est important que les cliniciens partagent des informations précises sur les taux de participation et les taux de blessures avec la joueuse de football avant qu’elle ne prenne une décision concernant le traitement, d’autant plus que le désir de retourner au football est souvent la principale raison de choisir une ACLR.
Les autres résultats importants, sont que le niveau d'activité et de satisfaction concernant ce niveau d'activité ont diminué au fil du temps dans les deux groupes.
De nombreux joueurs ont déclaré avoir quitté le football parce qu'ils avaient été blessés au genou. Néanmoins, la fonction du genou mesurée avec l'IKDCSKF a diminué, mais seulement de 4 points en moyenne, ce qui n'a pas d'importance clinique.
Nos résultats indiquent un taux inacceptablement élevé de nouvelles blessures traumatiques et non traumatiques au genou chez les footballeuses atteintes de ACLR.
Des recherches de haute qualité sont nécessaires pour identifier les facteurs qui augmentent ou diminuent le risque de subir de nouvelles blessures au genou.
Ces informations peuvent par la suite contribuer à orienter l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de prévention des blessures.
 
De nombreux jeunes athlètes reprennent des activités sportives fatigantes pour les genoux après une ACLR, souvent sans récupérer une fonction musculaire suffisante.
Beaucoup de jeunes footballeuses, avec ou sans ACLR, ont des asymétries de mouvement et un moment d'abduction du genou élevé, ce qui pourrait les prédisposer à un risque accru de blessure primaire et secondaire au LCA. La performance fonctionnelle et la réadaptation individualisée sont importantes après le bilan ACLR.
Cependant, il est également important de permettre au genou de récupérer.
Un quart des joueurs de notre cohorte a disputé son premier match moins de 9 mois après ACLR. Il faut au moins neuf mois pour minimiser le risque de nouvelles blessures au genou après une ACLR, et il devrait s'écouler le temps minimum avant l'autorisation de reprendre le sport.
 
Aussi, la procédure chirurgicale et le choix de la greffe pourraient être développés et discutés. Quatre-vingt-dix-sept pour cent des joueuses ont eu une reconstruction avec une greffe des ischios jambiers ; peut-être que l’utilisation d’autres greffes ou d’une augmentation extra-articulaire pourrait réduire le taux de récidive, des recherches supplémentaires sont nécessaires.

Conclusion

Les footballeuses avec ACLR présentaient un nombre de blessures au LCA presque cinq fois plus élevé, un taux de blessures au genou deux à quatre fois plus élevé, un taux d’arrêt du football plus élevé et une diminution de leur niveau d'activité par rapport au genou sains du groupe ”contrôle”.
 
Article de référence:
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