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Lésion musculaire et imagerie : suivons les molécules d'eau !



image Msport
L'échographie ayant pris les devants depuis plusieurs années dans le cadre des dépistages des lésions myo-aponévrotiques, voilà que l'IRM repointe le bout de son nez avec un nouveau processus de dépistage.

En effet,l'équipe du Service de radiologie et imagerie musculosquelettique, du CHRU de Lille, étudie les micro-mouvements des molécules d'eau à travers les tissus. Ils  ont ainsi définti le coefficient de diffusion apparente ( apparent diffusion coefficient) ou ADC. Celui-ci correspond à la description de magnitude des mouvements de ces molécules d'eau.  Lorsque l'ADC est bas, les mouvements sont limités et lorsqu'il est haut, les mouvements sont libres. 

Ces mêmes chercheurs, décrivent ensuite le degré de  diffusion anisotropique ou FA ( fractional anisotropy) qui décrit le mouvement des molécules. Lorsqu'elles bougent le long de l'axis cellulaire  elles sont dites anisotropiques. Quand les molécules ont une mobilité équidistantes ( quelque soit la direction) on dit que le FA est proche de 0. Lorsque le FA=1, le maximum, les molécules vont toutes dans la même direction. 

Lorsque le FA et l'ADC sont étudiés sur un tissu, cela s 'appelle la tractographie ( tractography).


Lors d'une lésion musculaire, le FA diminue et l'ADC augmente ( on retrouve ces signes lors des périodes d'entraînement intense). Plus le FA diminue, plus la lésion est grave.

Qu'en faire ?

Lors du traitement longitudinal d'une lésion musculaire, il reste toujours difficile d'être sûr et certain de faire reprendre le sportif sans risque. L'étude tractographique permet de déceler les perturbations du FA et ADC, et par voie de conséquence la fragilité musculaire.

La seconde difficulté est de maîtriser la gravité réelle d'une lésion. Il n'existe pas de vraie échelle de gravité car aujourd'hui, selon les indications bioingéniériques, on est en mesure de dire que toutes les classifications (hormis échographiques) sont éronnées.  
L'étude du FA et de l'ADC permet de définir une échelle de gravité et la normalisation dans le temps de ces paramètres  se révèle devenir un excellent indicateur.

Sans aucun doute, cette étude va booster les recherches sur la lésion musculaire et son traitement dans les années à venir ... mais aussi les autres pathologies sportives !




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