KINESPORT KINESPORT
 


  • Florent Manaudou Ambassadeur Kinesport
  • SYMPOSIUM 2020
  • BFR
  • Formation Kinésithérapie du Sport Expert
  • KSP_Belgique
  • Masterclass


Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?



Redler L H et al.
 

 

Introduction



Les lésions du ligament collatéral ulnaire (UCL) ont subi une incidence croissante chez les sportifs au cours des dernières années (1). Autrefois considérée comme une blessure imposant la fin d’une carrière sportive, la technique de reconstruction du Dr Jobe a considérablement influencé le pronostic (2). Depuis lors, l’attention s’est concentrée sur l’optimisation de la technique chirurgicale afin d’améliorer les résultats et minimiser les taux de complications associés. Bien qu’ils aient réussi à se baser sur des analyses sommatives dans les récents examens systématiques (3,4), les résultats sont incohérents, les taux de retour au jeu varient de 53% à 90% (5,9) et les taux de complications entre 3% et 25% (10,11). Cette disparité dans les résultats après reconstruction a poussé les chercheurs à approfondir la compréhension et la gestion des lésions du UCL. Par conséquent, les connaissances entourant le pathomécanisme des lésions du UCL continuent de s’améliorer, ce qui conduit à des stratégies préventives de mieux en mieux adaptées (1,12,13). En outre, la mise en place de programmes post-opératoires rigoureux contribue de manière significative à l’amélioration du taux de retour au sport (RTP) suite à une reconstruction chirurgicale (14,15). Bien que les techniques chirurgicales affectent indubitablement le résultat, elles ne le font pas de manière indépendante. En raison de la variabilité des taux de réussite, un examen minutieux des différents facteurs d’influence est nécessaire pour optimiser les résultats.
Cette étude a pour objectif d’examiner les différents facteurs, en fournissant des recommandations pour améliorer les résultats suite à la reconstruction du UCL dans les années à venir (tableau 1).
Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?

Options non-reconstructives :
Relancer des athlètes qui ont subi une lésion du UCL à leur niveau initial nécessite souvent une reconstruction chirurgicale. Cependant, il existe des modalités non-opératoires qui peuvent être utilisées dans certains scénarios cliniques permettant un retour plus rapide sans les effets nuisibles de la chirurgie.
Rettig et al (16) ont décrit un programme de rééducation conservateur en 2 phases. La phase 1, d’une durée de 2 à 3 mois incluant du repos, des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), une contention adaptée ainsi qu’une prise en charge en kinésithérapie se composant d’exercices progressifs de récupération d’amplitude. En l’absence de douleur au terme de cette phase, un programme de renforcement peut être entamé. Certains exercices comme le lancer peuvent être réalisés sous contention afin de limiter l’hyperextension. Ce protocole à permis à 42% des athlètes dans des sports de lancer de revenir à leur niveau initial d’activité après une moyenne de 24,5 semaines (16).
L’utilisation de PRP a considérablement augmentée pour le traitement de diverses pathologies tendineuses et ligamentaires, mais la littérature traitant de son utilisation sur le UCL reste pauvre.
Dines et al (17) dans une étude rétrospective ont examiné 44 joueurs de baseball traités par PRP dans différents niveaux (professionnel, collège, lycée). Bien que la cohorte aient été relativement faible, les résultats les meilleurs concernaient les professionnels avec 67% de RTP (17) contre 36% pour les collégiens et 17% pour les lycéens.
Dans l’ensemble, ces résultats sont moins bons que la reconstruction et cette approche conservatrice devrait être réservée à des patients spécifiques.
Le RTP dans les sports de lancer après reconstruction nécessite plus de 12 mois de réadaptation post-opératoire, tandis que le traitement conservateur combiné au PRP est significativement plus court.
La réparation primaire du UCL, plutôt que la reconstruction, peut permettre un retour plus rapide et des résultats améliorés chez certains sujets.
Les athlètes jeunes ont un schéma lésionnel distinct et présentent des conditions plus favorables à la guérison par rapport aux athlètes plus âgés souvent sujet à des lésions dégénératives (20,21).
En 2008, Savoie et al (21) ont rapporté les résultats de la réparation primaire des lésions du UCL chez des sujets dont la moyenne d’âge était de 17,2 ans avec un suivi de 5 ans. Ils ont constaté que les blessures aigues sans signe de lésion dégénérative et sans lésion associée présentaient le plus de bénéfices.
La réparation anatomique était effectuée à l’aide de tunnels osseux ou d’un double ancrage, fixant le ligament lésé proximalement à la base de l’épicondyle médial ou distalement au centre du tubercule sublime (21).
La rééducation post-opératoire se composait d’un protocole de réadaptation accéléré sous couvert d’une contention (15). Le retour progressif au jeu a été autorisé entre 6 à 8 semaines sous contention avec limitation des derniers degrés d’amplitude jusqu’à la 12ème semaine. La reprise complète sans restriction étant possible entre 16 et 24 semaines post-opératoires (21). Les résultats de cette cohorte étaient excellents avec 93% (56/60) de retour au sport dans un délai de 6 mois (21). Ces résultats ont été confirmé par Richard et al (20) chez des sujets dont la moyenne d’âge était de 27 ans.
Cependant, Conway et al (10) ont rapporté que seulement 50% des athlètes de sports de lancer ont pu revenir à leur niveau initial après réparation primaire contre 68% des sujets ayant subi une reconstruction.
En bref, la réparation primaire du UCL donne des résultats excellents et permet un retour rapide chez les athlètes jeunes soufrant d’une lésion aigue. Cependant, cette procédure devrait se limiter à cette population et en l’absence de lésions dégénératives.
 
Reconstruction :
La reconstruction du UCL a permis un RTP dans 80% des cas (3). Cependant, les résultats varient considérablement, les taux de reprise les plus bas étant de 53% avec des taux de complication pouvant atteindre les 25%, souvent en lien avec des techniques reconstructives spécifiques. En outre, en cas de récidive, les résultats fonctionnels sont nettement inférieurs avec un taux de retour au sport variant de 33% à 78% (23-25). De par ces constatations, un examen minutieux des techniques chirurgicales est nécessaire pour optimiser les résultats et limiter les complications et le taux de rechutes.
 
Les techniques chirurgicales :
La première description a été faite par le Dr Frank Jobe en 1986. Sa principale méthode de reconstruction impliquait le détachement de la musculature flexo-pronatrice, la transposition du nerf cubital et la reconstruction du UCL avec un greffon issu du long palmaire ou du plantaire grêle (2). La première procédure réussie a été réalisé sur le lanceur Tommy John en 1974.
  • Dans sa première série composée de 16 sujets, Jobe rapporta un taux de RTP de 63% avec un taux de complication de 32%, le plus souvent lié à une neuropathie ulnaire (2). Dans un suivi de 71 patients ayant subi la même méthode de reconstruction, il a signalé un taux de RTP de 68% et 21% de complications (10).
Malgré des résultats améliorés par rapport au traitement conservateur ou à la réparation primaire, le taux relativement élevé de complication associé à la méthode reconstructive de Jobe demeure préoccupant (10).
  • De ce fait, Smith a décrit une technique modifiée (22), dont la scission des muscles flexo-pronateurs a permis d’éviter la transposition du nerf cubital. Cette modification a abouti à des résultats excellents pour 93% des sujets d’un échantillon de 83 athlètes, avec un taux de RTP de 100% (26). Un taux de complication de seulement 5% a été signalé et se limitait à des neuropathies ulnaires transitoires dont l’issue fut favorable dans 100% des cas.
  • Cain et al (27) ont rapporté les résultats de 743 patients qui ont subi une reconstruction modifiée de Jobe avec transposition concomitante du nerf ulnaire. Ils ont signalé un taux de RTP de 83% et un taux de complication de 20%. Les auteurs ont rapporté un taux de ré-opération de 19% causé par un conflit postéro-médial résiduel.
  • Par la suite, Rohrbough et al (9) ont introduit une méthode de reconstruction connue sous le nom de technique d’amarrage pour réduire la taille des tunnels huméraux et améliorer la résistance de la fixation. Dans leur cohorte de 36 patients, ils ont rapporté un taux de RTP au niveau initial de 92%, avec un taux de complication de 5,5% comprenant notamment une neuropathie ulnaire transitoire et un hématome (9). Une étude portant sur 100 sujets avec un suivi de 3 ans a révélé un taux de RTP de 90% avec seulement 3% de complications.
D’autres auteurs ont décrit différentes adaptations de la fixation avec des taux de RTP et de complication similaires (28-31).
 
Un examen approfondi de toutes les descriptions des techniques chirurgicales disponibles du UCL a été effectué dans deux revues systématiques récentes, ce qui a permis de regrouper les données pour fournir une analyse comparative (3,4).
  • Vitale et al (3) ont signalé des résultats associés avec les différents aspects de chaque approche chirurgicale. Ils ont rapporté que l’approche chirurgicale par division musculaire a permis d’améliorer les taux de réussite de 70% à 87%, tout en réduisant le taux de neuropathie ulnaire de 20% à 6%, ces résultats étant lié à la non-nécessité de transposition ulnaire. Le taux de réussite en cas de transplantation étant amélioré de 70% et de 89% en son absence. Le taux de neuropathie en cas de transplantation était de 9%, et seulement de 4% sans. Enfin, l’adoption des techniques d’amarrage et d’amarrage modifié ont également considérablement amélioré les résultats avec 90% et 95% des patients présentant des résultats excellents avec ces techniques respectives, contre seulement 76% avec une fixation en 8. Ces techniques étant également corrélée avec la diminution du taux de neuropathie ulnaire.
  • Une deuxième revue systématique réalisée par Watson et al (4) a permis de comparer les taux de complications associées à chaque technique. Ils ont signalé un taux de complications de 16,6%, la plupart d’entre elles étant la neuropathie ulnaire (12,9%). Une stratification supplémentaire de ces résultats a révélé des taux différents selon la procédure, la reconstruction originale de Jobe portant le taux de complications à 29,2%, tandis que la technique de Jobe modifiée comportait un taux de 19,1%.
Sur la base de ces résultats, il semble que les nouvelles méthodes de reconstruction et d’amarrage soient associées à une amélioration des taux de RTP et de complications. En outre, il semble que l’utilisation d’une approche chirurgicale par scission musculaire, sans transposition ulnaire, soit également associée à une amélioration des résultats et à des taux de complications plus faibles.
 
Traitements complémentaires :
En plus des modifications apportées aux techniques chirurgicales, des recherches sont en cours pour déterminer s’il existe des thérapies complémentaires pouvant accélérer ou améliorer la cicatrisation. Comme déjà rapporté dans la reconstruction du LCA et de la coiffe des rotateurs, la structure et la composition du site d’insertion sont complexes (33 ,34).
Pour les lésions du LCA, l’addition de PRP suite à la réparation primaire a permis d’améliorer les propriétés biomécaniques et histologiques du ligament (35,36). Il a également été constaté des résultats positifs dans la stimulation de la revascularisation et la ré-innervation de la greffe (37,38). Cependant, les résultats après reconstruction n’ont pas été significatifs (39,40). Bien que les résultats cliniques concernant les cellules souches soient limités en raison des restrictions les concernant, des résultats encourageants ont été constatés chez les animaux (41,42).
Bien que la littérature sur les effets de ces différentes techniques biologiques sur le UCL soit pauvres, les résultats concernant le LCA et la coiffe des rotateurs peuvent potentiellement être extrapolés à ce groupe, mais des études supplémentaires sont nécessaires afin de pouvoir en tirer des conclusions.
 
Prise en charge post-opératoire :
Chaque athlète ayant subi une lésion du UCL devrait faire l’objet d’une évaluation approfondie de tous les facteurs intrinsèques et extrinsèques qui peuvent contribuer à une instabilité en valgus. Il est important d’identifier les éléments pouvant influencer la gestuelle tels que la rigidité capsulaire dans les déficits de rotation interne de la gléno-humérale (GIRD), la dyskinésie scapulaire et le déficit de gainage fonctionnel.
Le traitement post-opératoire, au même titre que le traitement conservateur, a pour objectif de restaurer le rythme scapulo-huméral normal.
Les postures d’étirements tels que le « sleeper stretch » ou le side-lying cross body » sont excellents pour améliorer le GIRD (45,46).

 

Le sleeper stretch modifier (ci-contre) est effectué en décubitus latéral sur le membre atteint, la mise en tension en rotation interne étant effectuée par le membre sain. Le décubitus avec une rotation légèrement postérieure permet de stabiliser la scapula sans provoquer de contraintes au niveau subacromial.

Le side-lying cross body modifié (ci-contre) est réalisé en décubitus latéral sur le membre atteint, l’adduction horizontale étant progressivement réalisée par le membre sain. L’avant-bras est positionné au-dessus de son homologue afin de limiter la rotation externe.

Le « open book » et le « corner stretch » peuvent améliorer la flexibilité du petit pectoral et du court biceps.
Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?

L’open book (a) se réalise en décubitus latéral sur le côté sain, genoux fléchis et bras tendus devant. La mise en tension se réalise en ouvrant les bras, et en posant avec une rotation concomitante du tronc et de la tête du côté du membre atteint.
Le corner stretch (b) est effectué face à un coin, l’athlète se penche lentement vers l’avant avec les épaules en abduction et les coudes fléchis à 90°. Ces deux postures sont maintenues pendant 90 secondes et répétées 3 fois.
 
La capacité de stabilisation de la périphérie commence par l’optimisation de la stabilité centrale (gainage) afin de permettre un contrôle scapulaire adapté (43).
Le serratus antérieur fonctionne comme un rotateur externe de la scapula et le trapèze agi comme stabilisateur. L’efficacité de la coiffe des rotateurs est optimale si la stabilisation scapulaire est de qualité (49). Le renforcement péri-scapulaire devrait être réalisé en tirant parti de l’activité synergique du tronc et de la hanche (49).
Il n’existe actuellement aucun programme exhaustif validé. La réadaptation suite à une blessure ou à une chirurgie du coude devrait suivre une approche progressive et sécurisé de restauration des amplitudes et un programme de renforcement de toute la chaine cinétique du membre supérieur en mettant l’accent sur la stabilisation scapulaire proximale.

 
 
  • Phase 1 :
Elle implique la restauration précoce de l’extension du coude ainsi que la gestion de la douleur et de l’inflammation (POLICE). Les exercices de renforcement et d’activation de la musculature scapulaire peuvent être initiés en post-opératoire immédiat.
  • Phase 2 :
Celle-ci peut être entamée lorsque le patient a récupéré la totalité des amplitudes articulaires avec un niveau de douleur faible. Cette phase intermédiaire implique la restauration des capacités musculaires du coude (force, endurance, contrôle neuro-musculaire).
Un accent particulier est mis sur les composantes de rotation de la gléno-humérale en position R2 (90) d’abduction). Une rotation externe de qualité au niveau de la gléno-humérale aide à diminuer les contraintes sur les structures du coude lors d’un mouvement de lancer (51) alors que la rotation interne peut créer une force protectrice en varus (50). Compte tenu de leur anatomie, le muscle fléchisseur ulnaire du carpe et le fléchisseur superficiel des doigts permettent d’assurer la stabilisation du coude lors d’une contrainte en valgus (50).
Un programme complet de renforcement, tel que le Thrower’s Ten Program (ci-dessous), qui met l’accent sur la musculature stabilisatrice peut être inclus à cette phase (52).


Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?

  • Phase 3 :
Elle englobe le renforcement avancé et de plus en plus fonctionnel en vue d’un retour progressif au sport. Cette phase peut être initiée à partir du moment où la force musculaire a atteint les 70% de la force du membre controlatéral. Les exercices sont basés sur les principes de co-activation, stabilisation dynamique, facilitation musculaire, endurance et coordination (53).
  • Phase 4 :
C’est la phase finale, elle implique un programme de restauration des capacités de lancer. Cette phase doit être spécifique au sport (54).
Les lésions du UCL se produisent le plus souvent chez les lanceurs au baseball, mais on l’observe également chez les lanceurs de javelot, les quaterbacks et les lanceurs de softball. Chaque sport nécessite une gestuelle différente et provoquant des contraintes différentes en fonction de la vitesse angulaire.
 
Les directives spécifiques de rééducation post-opératoire sont basées sur la technique opérationnelle utilisée lors de la reconstruction. Le programme de réadaptation utilisé au Andrews Sports Medicine Institue est décrit dans le tableau 2 et le programme de réadaptation utilisé à l’hôpital pour les chirurgies utilisant un greffon issu de long palmaire en tableau 3 (50).

Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?

Lésions du ligament collatéral ulnaire chez les athlètes : pouvons-nous améliorer les résultats ?
Contrairement aux lanceurs de baseball qui subissent une extension rapide, les lanceurs de javelot doivent faire face à une flexion rapide. Bien que ces deux sports produisent des contraintes importantes en valgus, la mécanique est très différente. Comme le javelot est sensiblement plus lourd qu’une balle de baseball, il est préférable d’attendre 8 mois avant d’entamer la phase 4, par conséquence le RTP sera également retardé et pourra être envisagé aux alentours du 15ème mois.
Le lancer au football est similaire à celui du baseball. Cependant, avec une balle de plus grande taille, la vitesse de bras est sensiblement plus lente, produisant donc moins de contrainte. Le mouvement plus aérien engendre également moins de charges en valgus.
Enfin, les quaterbacks effectuent moins de lancer par saison et sont donc moins sujets aux lésions.
La particularité des lanceurs de softball est le caractère brutal de la technique de lancer. Il existe des preuves suggérant de bons résultats en particulier chez les athlètes féminines probablement en raison d’un geste moins véloce.
Des blessures ont également été constatées au tennis, en gymnastique, à la lutte et au volleyball (27). Cependant, les exigences de leurs sports entraînent une fréquence de blessures beaucoup plus faible et ne nécessite généralement pas de reconstruction.
 

Conclusion



Afin d’avoir un dépistage fonctionnel et un RTP quantitatif comme il est déjà le cas avec le LCA, nous devons avoir connaissance de la gestuelle et des contraintes induites par chaque sport en fonction du niveau de participation et du poste.
 

Article original



Redler L H et al. Elbow ulnar collateral ligament injuries in athletes: Can we improve our outcomes? World J Orthop 2016 April 18; 7(4): 229-243 ISSN 2218-5836 (online).
DOI : 10.5312/wjo.v7.i4.229
 
Références :
1 Fleisig GS, Andrews JR. Prevention of elbow injuries in youth baseball pitchers. Sports Health 2012; 4: 419-424 [PMID: 23016115 DOI: 10.1177/1941738112454828]
2 Jobe FW, Stark H, Lombardo SJ. Reconstruction of the ulnar collateral ligament in athletes. J Bone Joint Surg Am 1986; 68: 1158-1163 [PMID: 3771597]
3 Vitale MA, Ahmad CS. The outcome of elbow ulnar collateral ligament reconstruction in overhead athletes: a systematic review. Am J Sports Med 2008; 36: 1193-1205 [PMID: 18490476 DOI: 10.1177/0363546508319053]
4 Watson JN, McQueen P, Hutchinson MR. A systematic review of ulnar collateral ligament reconstruction techniques. Am J Sports Med 2014; 42: 2510-2516 [PMID: 24220014 DOI: 10.1177/0363546513509051]
5 Erickson BJ, Gupta AK, Harris JD, Bush-Joseph C, Bach BR, Abrams GD, San Juan AM, Cole BJ, Romeo AA. Rate of return to pitching and performance after Tommy John surgery in Major League Baseball pitchers. Am J Sports Med 2014; 42: 536-543 [PMID: 24352622 DOI: 10.1177/0363546513510890]
6 Makhni EC, Lee RW, Morrow ZS, Gualtieri AP, Gorroochurn P, Ahmad CS. Performance, Return to Competition, and Reinjury After Tommy John Surgery in Major League Baseball Pitchers: A Review of 147 Cases. Am J Sports Med 2014; 42: 1323-1332 [PMID: 24705898 DOI: 10.1177/0363546514528864]
7 Osbahr DC, Cain EL, Raines BT, Fortenbaugh D, Dugas JR, Andrews JR. Long-term Outcomes After Ulnar Collateral Ligament Reconstruction in Competitive Baseball Players: Minimum 24705899 DOI: 10.1177/0363546514528870]
8 Park JY, Oh KS, Bahng SC, Chung SW, Choi JH. Does well maintained graft provide consistent return to play after medial ulnar collateral ligament reconstruction of the elbow joint in elite baseball players? Clin Orthop Surg 2014; 6: 190-195 [PMID: 24900901 DOI: 10.4055/cios.2014.6.2.190]
9 Rohrbough JT, Altchek DW, Hyman J, Williams RJ, Botts JD. Medial collateral ligament reconstruction of the elbow using the docking technique. Am J Sports Med 2002; 30: 541-548 [PMID: 12130409]
10 Conway JE, Jobe FW, Glousman RE, Pink M. Medial instability of the elbow in throwing athletes. Treatment by repair or reconstruction of the ulnar collateral ligament. J Bone Joint Surg Am 1992; 74: 67-83 [PMID: 1734015]
11 Dodson CC, Thomas A, Dines JS, Nho SJ, Williams RJ, Altchek DW. Medial ulnar collateral ligament reconstruction of the elbow in throwing athletes. Am J Sports Med 2006; 34: 1926-1932 [PMID: 16902233 DOI: 10.1177/0363546506290988]
12 Fleisig GS, Andrews JR, Cutter GR, Weber A, Loftice J, McMichael C, Hassell N, Lyman S. Risk of serious injury for young baseball pitchers: a 10-year prospective study. Am J Sports Med 2011; 39: 253-257 [PMID: 21098816 DOI: 10.1177/0363546510384224]
13 Olsen SJ, Fleisig GS, Dun S, Loftice J, Andrews JR. Risk factors for shoulder and elbow injuries in adolescent baseball pitchers. Am J Sports Med 2006; 34: 905-912 [PMID: 16452269 DOI: 10.1177/0 363546505284188]
14 Bernas GA, Ruberte Thiele RA, Kinnaman KA, Hughes RE, Miller BS, Carpenter JE. Defining safe rehabilitation for ulnar collateral ligament reconstruction of the elbow: a biomechanical study. Am J Sports Med 2009; 37: 2392-2400 [PMID: 19684292 DOI: 10.1177/ 0363546509340658]
15 Ellenbecker TS, Wilk KE, Altchek DW, Andrews JR. Current concepts in rehabilitation following ulnar collateral ligament reconstruction. Sports Health 2009; 1: 301-313 [PMID: 23015887 DOI: 10.1177/1941738109338553]
16 Rettig AC, Sherrill C, Snead DS, Mendler JC, Mieling P. Nonoperative treatment of ulnar collateral ligament injuries in throwing athletes. Am J Sports Med 2001; 29: 15-17 [PMID: 11206249]
17 Dines JS. Platelet rich plasma can successfully treat elbow ulnar collateral ligament insufficiency in high-level throwers. Amer J Orthp 2016; 5: 2016
18 Podesta L, Crow SA, Volkmer D, Bert T, Yocum LA. Treatment of partial ulnar collateral ligament tears in the elbow with platelet-rich plasma. Am J Sports Med 2013; 41: 1689-1694 [PMID: 23666850 DOI: 10.1177/0363546513487979]
19 Walsh WR, Wiggins ME, Fadale PD, Ehrlich MG. Effects of a delayed steroid injection on ligament healing using a rabbit medial collateral ligament model. Biomaterials 1995; 16: 905-910 [PMID: 8562778]
20 Richard MJ, Aldridge JM, Wiesler ER, Ruch DS. Traumatic valgus instability of the elbow: pathoanatomy and results of direct repair. J Bone Joint Surg Am 2008; 90: 2416-2422 [PMID: 18978410 DOI: 10.2106/JBJS.G.01448]
21 Savoie FH, Trenhaile SW, Roberts J, Field LD, Ramsey JR. Primary repair of ulnar collateral ligament injuries of the elbow in young athletes: a case series of injuries to the proximal and distal ends of the ligament. Am J Sports Med 2008; 36: 1066-1072 [PMID: 18443280 DOI: 10.1177/0363546508315201]
22 Smith GR, Altchek DW, Pagnani MJ, Keeley JR. A musclesplitting approach to the ulnar collateral ligament of the elbow. Neuroanatomy and operative technique. Am J Sports Med 1996; 24: 575-580 [PMID: 8883675]
23 Dines JS, Yocum LA, Frank JB, ElAttrache NS, Gambardella RA, Jobe FW. Revision surgery for failed elbow medial collateral ligament reconstruction. Am J Sports Med 2008; 36: 1061-1065 [PMID: 18443277 DOI: 10.1177/0363546508314796]
24 Jones KJ, Conte S, Patterson N, ElAttrache NS, Dines JS. Functional outcomes following revision ulnar collateral ligament reconstruction in Major League Baseball pitchers. J Shoulder Elbow Surg 2013; 22: 642-646 [PMID: 23590886 DOI: 10.1016/ j.jse.2013.01.031]
25 Marshall NE, Keller RA, Lynch JR, Bey MJ, Moutzouros V. Pitching performance and longevity after revision ulnar collateral ligament reconstruction in Major League Baseball pitchers. Am J Sports Med 2015; 43: 1051-1056 [PMID: 25862037 DOI: 10.1177/ 0363546515579636]
26 Thompson WH, Jobe FW, Yocum LA, Pink MM. Ulnar collateral ligament reconstruction in athletes: muscle-splitting approach without transposition of the ulnar nerve. J Shoulder Elbow Surg 2001; 10: 152-157 [PMID: 11307079 DOI: 10.1067/ mse.2001.112881]
27 Cain EL, Andrews JR, Dugas JR, Wilk KE, McMichael CS, Walter JC, Riley RS, Arthur ST. Outcome of ulnar collateral ligament reconstruction of the elbow in 1281 athletes: Results in 743 athletes with minimum 2-year follow-up. Am J Sports Med 2010; 38:2426-2434 [PMID: 20929932 DOI: 10.1177/0363546510378100]
28 Paletta GA, Wright RW. The modified docking procedure for elbow ulnar collateral ligament reconstruction: 2-year follow-up in elite throwers. Am J Sports Med 2006; 34: 1594-1598 [PMID: 16832125 DOI: 10.1177/0363546506289884]
29 Bowers AL, Dines JS, Dines DM, Altchek DW. Elbow medial ulnar collateral ligament reconstruction: clinical relevance and the docking technique. J Shoulder Elbow Surg 2010; 19: 110-117 [PMID: 20188276 DOI: 10.1016/j.jse.2010.01.005]
30 Ahmad CS, Lee TQ, ElAttrache NS. Biomechanical evaluation of a new ulnar collateral ligament reconstruction technique with interference screw fixation. Am J Sports Med 2003; 31: 332-337 [PMID: 12750123]
31 Dines JS, ElAttrache NS, Conway JE, Smith W, Ahmad CS. Clinical outcomes of the DANE TJ technique to treat ulnar collateral ligament insufficiency of the elbow. Am J Sports Med 2007; 35: 2039-2044 [PMID: 17703003 DOI: 10.1177/0363546507305802]
32 Dargel J, Küpper F, Wegmann K, Oppermann J, Eysel P, Müller LP. Graft diameter does not influence primary stability of ulnar collateral ligament reconstruction of the elbow. J Orthop Sci 2015; 20: 307-313 [PMID: 25790750 DOI: 10.1007/s00776-014-0688-y]
33 Muller B, Bowman KF, Bedi A. ACL graft healing and biologics. Clin Sports Med 2013; 32: 93-109 [PMID: 23177465 DOI: 10.1016/j.csm.2012.08.010]
34 Nossov S, Dines JS, Murrell GA, Rodeo SA, Bedi A. Biologic augmentation of tendon-to-bone healing: scaffolds, mechanical load, vitamin D, and diabetes. Instr Course Lect 2014; 63: 451-462 [PMID: 24720330]
35 Joshi SM, Mastrangelo AN, Magarian EM, Fleming BC, Murray MM. Collagen-platelet composite enhances biomechanical and
histologic healing of the porcine anterior cruciate ligament. Am J Sports Med 2009; 37: 2401-2410 [PMID: 19940313 DOI: 10.1177/ 0363546509339915]
36 Murray MM, Spindler KP, Devin C, Snyder BS, Muller J, Takahashi M, Ballard P, Nanney LB, Zurakowski D. Use of a collagen-platelet rich plasma scaffold to stimulate healing of a central defect in the canine ACL. J Orthop Res 2006; 24: 820-830 [PMID: 16555312 DOI: 10.1002/jor.20073]
37 Bissell L, Tibrewal S, Sahni V, Khan WS. Growth factors and platelet rich plasma in anterior cruciate ligament reconstruction. Curr Stem Cell Res Ther 2014; 10: 19-25 [PMID: 25012741]
38 Xie X, Zhao S, Wu H, Xie G, Huangfu X, He Y, Zhao J. Plateletrich plasma enhances autograft revascularization and reinnervation in a dog model of anterior cruciate ligament reconstruction. J Surg Res 2013; 183: 214-222 [PMID: 23472861 DOI: 10.1016/ j.jss.2013.01.020]
39 Del Torto M, Enea D, Panfoli N, Filardo G, Pace N, Chiusaroli M. Hamstrings anterior cruciate ligament reconstruction with and without platelet rich fibrin matrix. Knee Surg Sports Traumatol Arthrosc 2015; 23: 3614-3622 [PMID: 25173508 DOI: 10.1007/
s00167-014-3260-6]
40 Valentí Azcárate A, Lamo-Espinosa J, Aquerreta Beola JD, Hernandez Gonzalez M, Mora Gasque G, Valentí Nin JR. Comparison between two different platelet-rich plasma preparations and control applied during anterior cruciate ligament reconstruction.
Is there any evidence to support their use? Injury 2014; 45 Suppl 4: S36-S41 [PMID: 25384473 DOI: 10.1016/S0020-1383(14)70008-7]
41 Chang CH, Chen CH, Liu HW, Whu SW, Chen SH, Tsai CL, Hsiue GH. Bioengineered periosteal progenitor cell sheets to enhance tendon-bone healing in a bone tunnel. Biomed J 2012; 35: 473-480 [PMID: 23442360 DOI: 10.4103/2319-4170.104412]
42 Lui PP, Wong OT, Lee YW. Application of tendon-derived stem cell sheet for the promotion of graft healing in anterior cruciate ligament reconstruction. Am J Sports Med 2014; 42: 681-689 [PMID: 24451112 DOI: 10.1177/0363546513517539]
43 Kibler WB, Press J, Sciascia A. The role of core stability in athletic function. Sports Med 2006; 36: 189-198 [PMID: 16526831]
44 Wilk KE, Meister K, Andrews JR. Current concepts in the rehabilitation of the overhead throwing athlete. Am J Sports Med 2002; 30: 136-151 [PMID: 11799012]
45 Wilk KE, Hooks TR, Macrina LC. The modified sleeper stretch and modified cross-body stretch to increase shoulder internal rotation range of motion in the overhead throwing athlete. J Orthop Sports Phys Ther 2013; 43: 891-894 [PMID: 24175603 DOI: 10.2519/ jospt.2013.4990]
46 McClure P, Balaicuis J, Heiland D, Broersma ME, Thorndike CK, Wood A. A randomized controlled comparison of stretching procedures for posterior shoulder tightness. J Orthop Sports Phys Ther 2007; 37: 108-114 [PMID: 17416125 DOI: 10.2519/ jospt.2007.2337]
47 Kibler WB, Uhl TL, Maddux JW, Brooks PV, Zeller B, McMullen J. Qualitative clinical evaluation of scapular dysfunction: a reliability study. J Shoulder Elbow Surg 2002; 11: 550-556 [PMID: 12469078 DOI: 10.1067/mse.2002.126766]
48 Smith J, Dietrich CT, Kotajarvi BR, Kaufman KR. The effect of scapular protraction on isometric shoulder rotation strength in normal subjects. J Shoulder Elbow Surg 2006; 15: 339-343 [PMID: 16679235 DOI: 10.1016/j.jse.2005.08.023]
49 Ben Kibler BW, Sciascia A. What went wrong and what to do about it: pitfalls in the treatment of shoulder impingement. Instr Course Lect 2008; 57: 103-112 [PMID: 18399573]
50 Wilk KE, Ellenbecker TS, Macrina LC. Rehabilitation of the Overhead Athlete’s Elbow, in Elbow Ulnar Collateral Ligament Injury. In: Dines JS, Altchek DW. Springer Science Business Media: New York, 2015: 227-259
51 Fleisig GS, Andrews JR, Dillman CJ, Escamilla RF. Kinetics of baseball pitching with implications about injury mechanisms. Am J Sports Med 1995; 23: 233-239 [PMID: 7778711]
52 Wilk KE, Obma P, Simpson CD, Cain EL, Dugas JR, Andrews JR. Shoulder injuries in the overhead athlete. J Orthop Sports Phys Ther 2009; 39: 38-54 [PMID: 19194026 DOI: 10.2519/jospt.2009.2929]
53 Wilk KE, Yenchak AJ, Arrigo CA, Andrews JR. The Advanced Throwers Ten Exercise Program: a new exercise series for enhanced dynamic shoulder control in the overhead throwing athlete. Phys Sportsmed 2011; 39: 90-97 [PMID: 22293772 DOI: 10.3810/ psm.2011.11.1943]
54 Reinold MM, Wilk KE, Reed J, Crenshaw K, Andrews JR. Interval sport programs: guidelines for baseball, tennis, and golf. J Orthop Sports Phys Ther 2002; 32: 293-298 [PMID: 12061709 DOI: 10.2519/jospt.2002.32.6.293]
55 O’Hagan T, Stucken C, Dodson CC. Sports Specific Outcomes for Ulnar Collateral Ligament Reconstruction, in Elbow Ulnar Collateral Ligament Injury. In: Dines JS, Altchek DW. Springer Science Business Media: New York, 2015: 219-226
56 Dodson CC, Slenker N, Cohen SB, Ciccotti MG, DeLuca P. Ulnar collateral ligament injuries of the elbow in professional football quarterbacks. J Shoulder Elbow Surg 2010; 19: 1276-1280 [PMID: 20609599 DOI: 10.1016/j.jse.2010.05.028]
57 Kenter K, Behr CT, Warren RF, O’Brien SJ, Barnes R. Acute elbow injuries in the National Football League. J Shoulder Elbow Surg 2000; 9: 1-5 [PMID: 10717854]



Instagram Twitter Facebook Inscription Newsletter