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Réponse métabolique aiguë au jeûne et l'exercice postprandial



Les exercices réalisés en période de jeun sont utilisés comme stratégies pour perdre du poids car ils améliorent beaucoup le métabolisme aérobie, ils permettent une oxydation rapide pendant l’activité [1] grâce à la diminution de la réserve en glycogène du muscle et de la stimulation limitée de la glycogénolyse. De plus, cela modèle la réponse hormonale pendant et après l’exercice [2-4]. Lors des exercices réalisés en période de jeun, le ratio des échanges respiratoires est maintenu bas, indiquant une meilleure mobilisation de la graisse comme source d’énergie, du fait de la faible réserve en glycogène [5,6]. Cependant, les exercices en post-prandial semblent promouvoir une meilleure activation du métabolisme dans les heures qui suivent et augmenter la consommation maximale d’oxygène (VO2max) plusieurs heures après l’activité [5]. Les changements des paramètres métaboliques après exercice, comparés aux conditions étudiées, indiquent que l’exercice après un repas permet une augmentation contradictoire de l’oxydation des graisses, en particulier après arrêt de l’activité [3,5].
La littérature montre une grande diversité parmi les études portant sur l’influence du jeun sur les paramètres métaboliques.
 
Une réponse précoce au jeun est la mobilisation des réserves en triglycérides présentes dans le adipocytes, en plus d’une diminution du métabolisme des glucides, de manière à maintenir la concentration sanguine du glucose pour nourrir le système nerveux central et les cellules rouges sanguines [4]. Le maintien de la concentration en glucose du sang même pendant le jeun est dû à l’équilibre entre les hormones insuline et glucagon, en plus de la sécrétion de catécholamines pendant un exercice sous-maximal prolongé [7]. Pendant l’activité, la sécrétion de catécholamines et de cortisol, ainsi que l’augmentation de la concentration de glucagon, permettent la dégradation du glycogène hépatique et la diminution de la résistance de l’insuline, même lors des exercices intenses [8]. En outre, l’ingestion d’une grande quantité de glucose avant et pendant un exercice aérobie ne semble pas interférer sur la contribution des glucides et des graisses dans le métabolisme, bien qu’influençant positivement les performances aérobie. [9]. De Bock et al [10] affirment que les adaptations métaboliques à l’exercice réalisé en condition de jeun et après prise de glucides sont similaires. Cependant, l’entraînement réalisé en état de jeun semble permettre une augmentation du taux de glycogène musculaire et une amélioration de la VO2 pic et de la puissance maximale [11].
 
Les informations à propos des exercices réalisés en état de jeun n’indiquent aucun accord en relation à ses effets sur le métabolisme des graisses et des glucides. La réalisation d’exercices en post-prandial semble favoriser le métabolisme des graisses pendant 24 heures après l’activité [12], alors que les exercices réalisés en état de jeun semblent permettre une meilleure mobilisation des graisses lors de la pratique [5,6]. La concentration en triglycérides est un indicateur important du métabolisme des graisses et de la lipolyse [13]. De plus, la faible disponibilité de glycogène musculaire et l’augmentation du métabolisme oxydatif dans les exercices en période de jeun [2-4] peuvent permettre une production de lactate sanguin plus faible et une acidose métabolique réduite.
 
Cependant, la réponse du glucose sanguin, du lactate sanguin et des triglycérides à l’exercice à la fois en période de jeun et en période post-prandiale n’est pas explicité dans la littérature, et cette compréhension est fondamentale pour évaluer l’influence du jeun sur le métabolisme. Ainsi, l’objectif de l’étude présentée ici était d’analyser la réponse métabolique à l’exercice (36 minutes d’exercice aérobie sur tapis roulant à 65% de la VO2max) réalisé en période de jeun et après un repas.
 
 
Méthodes
 
Sujets
Dix sujets âgés de 20 à 30 ans ont participé à l’étude. Tous les participants ont signé un formulaire de consentement écrit, et étaient non-fumeurs, sans maladie cardio-vasculaire, métabolique ou musculo-squelettique pouvant affecter les performances, et pratiquaient une activité physique régulière depuis au moins 12 mois. Les caractéristiques de l’échantillon (moyenne ± écart-type) sont les suivantes : âge 25.50 ± 2.22 ans, poids 88.43 ± 10.71 kg, taille 1.80 ± 0.06 m, indice de masse corporelle 27.11 ± 4.28 kg/m², pourcentage de masse grasse estimée 22.39 ± 8.26%, consommation maximale d’oxygène (VO2) estimée 48.75 ± 6.67 mL/kg/min.
 
Evaluation
Il a été demandé aux participants de ne pas consommer d’alcool ni ne médicaments, de même que de ne pas pratiquer d’activité physique pendant le protocole.
Le 1er jour, les participants ont suivi une évaluation anthropométrique et une évaluation de leur consommation maximale en oxygène, et ont complété des questionnaires à propos de leurs possibles pathologies, de leur niveau d’activité physique et de leurs habitudes alimentaires.
La consommation maximale d’oxygène a été estimée en utilisant un test sur tapis roulant. Le protocole consistait en une vitesse initiale de 5 km/h, avec une augmentation de 1 km/h chaque minute. L’évaluation était arrêtée lorsque l’individu présentait un état d’épuisement ou lorsque le rythme cardiaque avait atteint le seuil proposé par Karvonen [17], à savoir 220 – âge.
 
Protocole expérimental
Les participants ont réalisé deux sessions d’exercices (en état de jeun et en post-prandial), de manière randomisée et séparée par 72 heures. Chaque session avait lieu tôt le matin (7 heures) et était précédée par un jeun d’au moins 10 heures pendant la nuit. Pendant les 2 jours, les volontaires ont réalisé des exercices aérobie sur tapis roulant, sans pente, pendant 36 minutes, à une intensité de 65% de la VO2max. La durée de l’exercice était basée sur une étude de Paoli et al. [5]. Cependant, cette étude se basait sur une intensité correspondant à 65% du rythme cardiaque de réserve. Les chercheurs de cette étude avaient pour objectif d’étudier une intensité plus importante, pensant que cela permettrait de meilleures adaptations physiologiques.
La vitesse de course a été calculée d’après la formule proposée par l’American College of Sports Medicine [18] : VO2 = 3.5 + (0.2 × vitesse) + (0.9 × vitesse × %pente).
 
Pour réaliser ces exercices en période de jeun, les individus devaient rester au repos pendant 15 minutes à leur arrivée au laboratoire, avant de réaliser la course. Pour les exercices en post-prandial, les individus avaient à consommer un yaourt, un cookie, une banane et une barre de céréales, contenant 59.3g de glucides (76.73%), 9.97g de protéines (12.90%), 8.01g de lipides (10.37%), avec une énergie totale de 349.17 kcal. Après manger, les sujets restaient au repos pendant 15 minutes avant le début de l’exercice.
Dans les deux situations expérimentales, deux prélèvements sanguins, obtenus immédiatement après les 15 minutes de repos et immédiatement après l’exercice, étaient utilisés pour déterminer la concentration de glucose, de lactate et de triglycérides.
 
Analyses statistiques
Des mesures répétées d’analyse de variance à 2 facteurs (état x moment) ont été utilisées pour évaluer la concentration de lactate, de glucose et de triglycérides avant et après exercice dans les 2 conditions expérimentales. Le test de Bonferroni pour les comparaisons multiples a été utilisé lors des différences significatives étaient trouvées, de même que des interactions entre les effets. Le niveau de significativité a été posé à p<0.05. Les données des résultats sont exprimées en tant que moyenne ± écart-type.
 
 
Résultats
 
Les participants ont réalisé le test incrémentiel pour déterminer leur VO2max en 11.25 ± 2.05 minutes. La VO2max relative estimée était de 48.75 ± 6.67 mL/kg/min. La vitesse de course moyenne réalisée dans les 2 conditions expérimentales était de 8.54 ± 1.12 km/h.
 
La concentration de glucose n’a montré aucune différence significative en période de jeun (91.30 ± 6.23 vs 96.32 ± 6.84 mg/dL; p=0.083). Cependant, après l’exercice en post-prandial, il y avait une réduction significative du glucose sanguin (120.40 ± 12.64 vs 103.89 ± 8.25 mg/dL; p=0.005). La concentration de glucose a montré une différence significative entre avant exercice en période de jeune et post-prandial (91.30 ± 6.23 vs 120.40 ± 12.64 mg/dL; p=0.0001) et après exercice en période de jeune et post-prandial (96.32 ± 6.84 vs 103.89 ± 8.25 mg/dL; p=0.009). Le comportement de la glycémie dans les deux conditions expérimentales est montré dans la figure 1.
Réponse métabolique aiguë au jeûne et l'exercice postprandial

La concentration du plasma en lactate montre une augmentation significative lors des exercices en période de jeun (1.75 ± 0.62 vs 4.10 ± 1.40 mmol/L; p=0.0001) et en période post-prandiale (1.75 ± 0.62 vs 4.10 ± 1.40 mmol/L; p=0.0001).

 
La consommation en triglycérides a augmenté après l’exercice à la fois en période de jeun (106.51 ± 13.39 vs 153.30 ± 37.32 mg/dL; p=0.005) et en période post-prandiale (99.66 ± 20.21 vs 117.55 ± 26.14 mg/dL; p=0.017). Il y avait également une différence entre les concentrations de triglycérides après exercice pour les 2 conditions (153.30 ± 37.32 vs 117.55 ± 26.14 mg/dL; p=0.012).
 

 
Discussion

 
Cette étude avait pour objectif d’analyser la réponse de la concentration de glucose, du lacatate plasmatique et des triglycérides à un exercice de 36 minutes, à une intensité de 65% de la VO2max, en conditions de jeun et post-prandial.
Les résultats montrent un maintien de la concentration en glucose dans le cas de l’exercice en période de jeun et une réduction significative de la concentration de glucose en période post-prandiale. La concentration en lactates a augmenté comparée avec le repos dans les deux conditions, sans différence entre les 2. Les triglycérides ont également augmenté dans les deux conditions expérimentales, bien qu’ils étaient significativement plus élevés après exercice en condition de jeun que dans le cas de l’exercice en post-prandial.
Le comportement du glucose sanguin pendant un exercice sous-maximal est régulé par la réponse de l’insuline et du glucagon, sous l’influence du cortisol et des catécholamines. Pendant l’exercice, l’augmentation du cortisol suivi par le glucagon stimule la néoglucogenèse et la glycogénolyse, alors que la diminution de la concentration en insuline augmente la sensibilité du foie au glucagon, du fait de l’augmentation du nombre de récepteurs [7,8]. La concentration en insuline est réduite pendant un exercice modéré (60% VO2max), alors que la sensibilité augmentée du glucagon au foie résulte en la production de glucose [20]. Adams [20] avançait l’argument que la production de glucose par le foie était stimulée par les catécholamines après 2 heures d’exercice. Cependant, Lima et al. [16] ont montré une augmentation significative de la concentration en glucose après un test maximal sans pente, avec une moyenne de 8.46 minutes.
 
La concentration en glucose est influencée par l’intensité de l’exercice. D’après Thompson et al. [18], le glucose sanguin est maintenu constant même en cas d’exercice intense, alors que Simoes et al. [21] montrent le comportement de la glycémie pendant un test avec augmentation progressive de l’intensité, indiquant une phase de diminution de la concentration sanguine en glucose, un point de transition correspondant à un seuil de glucose, et une phase d’élévation du glucose sanguin.
 
Dans cette étude, le glucose sanguin reste constant pendant l’exercice en période de jeun, probablement du fait de la libération de glucose par le foie via la glycogénolyse et la néoglucogenèse, stimulée par le glucagon, les catécholamines et le cortisol. Pendant la période de jeun, le cortisol augmente considérablement, stimulant la libération de glucagon et réduisant la sensibilité du foie à cette hormone [2,4]. La concentration de glucose lors de l’exercice en post-prandial a été réduite du fait de la libération d’insuline, stimulée par la prise de glucides [7,20,22]. Ainsi, le glucose présent dans le sang a été utilisé en tant que combustible sans avoir à recourir au glycogène hépatique. En ce sens, non seulement l’intensité, le type et la durée de l’exercice, mais aussi la prise de glucides avant l’exercice semblent affecter le comportement du glucose sanguin [23,24].
 
La concentration plasmatique en lactates augmente significativement dans les deux conditions expérimentales, sans différence entre les deux. La valeur de concentration en lactates de 4 mmol/l représente l’intensité maximale d’exercice à laquelle le lactate sanguin est maintenu stable, à laquelle le taux de production glycolytique est égalisé avec le taux de conversion du pyruvate en présence d’oxygène [25], en plus d’une réduction proportionnelle de la concentration de bicarbonates, responsable de l’effet tampon de ce métabolite [26]. Après avoir atteint ce seuil, le processus de glycolyse est augmenté, résultant en une augmentation de la concentration plasmatique en lactates, une acidose métabolique et une augmentation de la production de CO2 [26].
 
Le lactate est le résultat de la dissociation d’acide lactique et de la production d’ions hydrogène (H+). Ce métabolite a un faible effet sur l’activité musculaire ; cependant, l’accumulation de H+ cause une acidose métabolique, induisant une fatigue par inhibition du métabolisme glycolytique, avec l’inactivation d’enzymes telles que la glycogène phosphorylase et la phosphofructokinase, et l’activation de nerfs des groupes III et IV des schémas afférents, augmentant la sensation d’inconfort [27].
 
Dans cette étude, l’intensité de l’exercice sélectionnée par les auteurs semble être suffisante pour stimuler le métabolisme glycolytique, puisque la production de lactates était améliorée jusqu’à des valeurs proches du seuil [26]. De plus, l’influence de la sécrétion de catécholamines dans la cinétique des lactates [22] est importante pour expliquer le comportement de ces métabolites après les deux conditions expérimentales étudiées ici. Cependant, il n’a pas été possible d’identifier des différences de concentration en lactate entre les protocoles malgré la différence hormonale entre la performance à l’exercice en conditions de jeun et post-prandiale.
 
Un résultat important de cette étude a été l’augmentation significative des triglycérides dans les deux situations. Le comportement de la concentration en triglycérides dans le plasma sanguin est controversée, puisque plusieurs études ont démontré une réduction de ces niveaux pendant et après exercice [28-31]. Cependant, l’augmentation de la lipolyse semble se produire pendant l’activité physique, générant une augmentation de la concentration plasmatique en triglycérides, et par conséquent de ces sous-composants, le glycérol et les acides gras libres [32,33]. Cette élévation du taux de lipolyse est due à la sécrétion accentuée de catécholamines en plus d’une sensibilité plus élevée des tissus adipeux à ces hormones générées par l’exercice [34]. La stimulation de la libération des triglycérides par une sécrétion augmentée d’épinéphrine et de norépinéphrine aide à expliquer le taux élevé de la lipolyse lors de l’exercice en période de jeun, comme la réponse hormonale de ce protocole est augmentée [1,2,4].
 
La concentration en triglycérides peut être affectée par d’autres facteurs en dehors de la stimulation de la lipolyse. La réduction de la concentration en triglycérides peut survenir du fait de la diminution de la production de lipoprotéines hépatiques à très faible densité ou de la réponse des lipoprotéines lipases [35], de même que l’activité des chylomicrons [36].
Le comportement des triglycérides après exercice est influencé par le niveau d’entraînement des individus, permettant des libérations plus élevées chez les individus entraînés [37]. Cette relation semble être favorable aux sujets dans l’étude car il s’agissait de personnes pratiquant une activité physique régulière. Ce de fait, ces résultats ne peuvent pas être généralisés à une population différente.
 
Cette étude présente des limites. La population d’étude était jeune, entraînée, et n’avait pas de pathologie. Les résultats ne peuvent pas, par conséquent, être généralisés à une population avec des maladies telles que le diabète ou l’obésité, ou aux femmes et aux personnes âgées. Le protocole d’exercice étudié consistait en 36 minutes à 65% de la VO2max ; cependant, il est dit que la réponse du glucose sanguin, du lactate sanguin et des triglycérides est dépendant de l’intensité, de la durée et du type d’exercice. Ainsi, les résultats ne peuvent être généralisés à d’autres activités. Des études futures devront être conduites afin d’étudier les réponses métaboliques à différents types d’exercice, avec des intensités et durées différentes. Enfin, le comportement du glucose peut être significativement influencé par la prise de glucides. Ainsi, cette prise de glucides avec différentes valeurs d’indice glycémique et son influence sur la réponse à l’exercice devront être étudiées.
 
 
Conclusion
 
En résumé, l’exercice en période de jeun réalisé pendant 36 minutes à 65% de la VO2max n’altère pas significativement le glucose sanguin, alors que se nourrir augmente les niveaux au repos et modifié la réponse du glucose à l’exercice. Les deux conditions expérimentales permettent une augmentation significative des valeurs du lactate sanguin, considérées sous le seuil. Cependant, le fait de se nourrir n’influence pas la production de lactate puisqu’il n’y avait pas de différence entre les deux protocoles. La concentration plasmatique en triglycérides a subi une élévation dans les deux procédures ; cependant, le fait de jeuner a permis une libération plus importante, montrant une augmentation de la lipolyse générée par ce protocole.
 
 
 
 
Article de référence
 
de Lima FD, Correia AL, Teixeira Dda S, da Silva Neto DV, Fernandes ÍS, Viana MB, Petitto M, da Silva Sampaio RA, Chaves SN, Alves ST, Dantas RA, Mota MR. Acute metabolic response to fasted and postprandial exercise. Int J Gen Med. 2015 Aug 13;8:255-60. doi: 10.2147/IJGM.S87429
 
 
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